Kristina Spassovska

Kristina Spassovska est une scénariste, réalisatrice et productrice bulgare installée à Sofia. Diplômée de l’EICAR Paris en réalisation cinématographique, elle a fondé la société de production indépendante Bellevue Kino en 2019. Son court-métrage The Reptiles (2024) a été présenté en avant-première au Festival du cinéma de La Rochelle et a remporté le Prix national du meilleur court-métrage bulgare. Ancienne participante aux programmes Talents Sarajevo et European Short Pitch, elle a été sélectionnée pour le programme « First Films First » du Goethe-Institut et a reçu le Prix de développement du Festival international du film de Transylvanie. Kristina développe et produit des projets de fiction, de documentaire et hybrides soutenus par le Centre national du cinéma bulgare, le Fonds national pour la culture, l’Institut français de Bulgarie et des partenaires internationaux. Elle développe actuellement son premier long métrage, The Reptiles, ainsi que son docufiction 40 Maria Luisa Boulevard, tous deux financés par le Centre national du cinéma bulgare.

The Reptiles

lim² 2026

Sur trois générations, une famille, surnommée « Reptiles » par les services de sécurité bulgares, lutte pour échapper à l’emprise du régime communiste. À travers la voix fantomatique de « Cobra », nous suivons son beau-père Ivan, dont la tentative ratée de fuir la Bulgarie dans les années 1950 condamne sa famille à des décennies de persécution. Vingt ans plus tard, son fils « Scorpio » tente de franchir le rideau de fer avec la femme qu’il aime. Trahi avant d’atteindre la frontière, le jeune couple est emprisonné et doit commencer sa vie de couple derrière les murs de la prison. Libérés quelques mois plus tard, ils tentent tant bien que mal de reconstruire leur vie, mais la peur et la paranoïa empoisonnent peu à peu toute la famille, chacun commençant à se méfier des autres. Mêlant images d’archives, fiction et reconstitutions surréalistes, *The Reptiles* retrace une histoire familiale où les fantômes de la dictature survivent encore aujourd’hui, bien après la chute du régime lui-même.