Kevin Koch
Kevin est scénariste et réalisateur. Il vit entre Berlin et Ludwigsburg. Depuis 2020, il suit des études de réalisation à la Filmakademie Baden-Württemberg, dans le cadre desquelles il a effectué un échange à La Fémis, à Paris. Sa coproduction franco-allemande PRINCE DE LA VILLE (2024), coréalisée avec Amina Krami, a été présentée en avant-première au Festival du film de Sarajevo, puis projetée notamment au Festival international du film d’Uppsala. OUT OF THE BLUE (2025), coproduit par la SWR et ARTE, a été présenté au ShortFest de Palm Springs et au Festival international du film d’Odense en 2026. Son dernier court-métrage, MOTHER OF A SON (2026), coproduit avec la SWR, a été présenté en avant-première dans la Compétition internationale de Clermont-Ferrand en 2026, puis projeté au Cinemajove de Valence, au Festival international du film d’Odense et au Festival international du film de Drama. Kevin écrit actuellement son premier long métrage, DOGWHISTLE (titre provisoire), sélectionné pour le Cutting Edge Talent Camp 2025 et le programme lim² | Less is More 2026 du Groupe Ouest.
Dogwhistle
lim² 2026
Dans le sud-ouest de l’Allemagne, dans une petite ville rurale où le sol s’assèche de jour en jour et où la menace des feux de forêt plane tout l’été, Andrea (55 ans), infirmière et membre du conseil municipal de son village, est tellement occupée à inciter sa communauté traditionnelle à faire preuve de tolérance qu’elle ne se rend pas compte que son fils cadet, Erik (16 ans), s’éloigne peu à peu d’elle. Ce qui semble n’être que de la fanfaronnade d’adolescent – un drapeau arc-en-ciel brûlé, un graffiti anonyme – finit par entraîner Erik toujours plus loin dans un groupe d’amis d’extrême droite. Andrea le couvre, se dit que ce n’est qu’une phase, convaincue qu’elle peut encore l’atteindre. Mais les signes s’accumulent : une vidéo d’Erik se battant aux côtés de ses amis, un silence de plus en plus pesant à table, jusqu’à ce qu’une nuit, sa colère se transforme en violence physique à son égard. Alors qu’Andrea continue de se battre pour le progrès de sa ville face à la montée du ressentiment, elle doit prendre conscience à quel point son propre fils s’est éloigné du garçon qu’elle a élevé, sous son nez. À mesure que la sécheresse resserre son emprise, on a l’impression qu’une simple étincelle de haine suffirait à mettre le feu à tout le village.