Sélection Annuelle 2022

Des cinéastes mordant.e.s pour temps de crise !

Annonce des auteur.e.s-lauréat.e.s de la Sélection Annuelle 2022

Le monde semble devenu fou. Et alors que l’Europe tremble, les cerveaux autour de nous se sont comme agités, on dirait. Comme si un monde déréglé était le déclencheur d’une nervosité neuve chez les auteur.e.s du cinéma montant, pour nourrir un appétit d’histoires et édifier du commun. Au Groupe Ouest, une sélection de cinéastes mordant.e.s s’apprête ainsi à débarquer sur les plages du bout du Finistère, venir aguerrir leurs récits à coups de séances de brainstorming échevelés et d’accélération de neurones en mêlées collectives !

Tou.te.s les huit sont porteur.euse.s d’une générosité et d’une force qui remplit d’espoir, une volonté d’en découdre qui réchauffe et une puissance poétique qui nous a donné envie de les embarquer dans l’aventure de la fournée 2022 de notre Sélection Annuelle :
Josza Anjembe, ex-journaliste devenue habituée de la nomination aux César pour ses courts touchants & puissants,
Dania Bdeir, réalisatrice formée à NYU, capable de faire chanter comme peu la pulsion poétique de son Liban au bord du gouffre,
Caroline Cherrier, réalisatrice issue des Gobelins, auteure de BD, peintre et réalisatrice portée par une patte poétique rare dans sa manière de dire le monde avec son crayon,
Rachid Djaïdani, le boxeur-romancier et auteur de l’inimitable « Rengaine », standing ovation à Cannes 2012,
Elie Grappe, ancien musicien aux doigts d’or qui représente cette année la Suisse aux Oscars avec « Olga », cette histoire de gymnaste qui doit quitter l’Ukraine pour la Suisse. L’Ukraine, déjà… Il viendra accompagné du coscénariste Victor Jestin,
Cyril Houplain, street artist, dessinateur génial et directeur artistique d’aventures foisonnantes, pour son premier long-métrage d’animation,
Azedine Kasri, ancien banquier devenu comédien pour Kim Chapiron et réalisateur bouillonnant gorgé de ses racines kabyles, accompagné des coscénaristes Margaux Dieudonné & Simon Serna,
Elisabeth Vogler, l’énigmatique, qui prépare son 3e long-métrage, après le raffut de « Paris est à nous » en 2019 et la sortie prochaine de « Années 20 ».

Avec ces huit-là et leurs co-scénaristes, nous entamons une cuvée 2022 bouillonnante !
Et en sparring-partners des auteur.e.s, au long de l’année, viendront compléter Marcel Beaulieu (scénariste québécois de plus de soixante long-métrages, dont le Golden Globe « Farinelli »), à la fois Ralitza Petrova (Léopard d’Or à Locarno pour « Godless »), Pablo Agüero (« Les Sorcières d’Akelarre », « Eva no Duerme ») et Delphine Gleize (aiguisée à la mêlée et au jeu collectif avec son dernier documentaire « Beau Joueur », une plongée au cœur de l’équipe de rugby de l’Aviron bayonnais).

Les auteur.e.s-lauréat.e.s et leur projet

A MOI AUSSI ÇA FAIT MAL, de Josza Anjembe

Alors qu’il est enfin sur le point d’accéder à son rêve de devenir journaliste au sein d’une grande rédaction, Abi, 25 ans, noir, garçon réservé et solitaire, fait la connaissance de Gaëtan, 35 ans, blanc, bon vivant et bout en train. Dès les premiers regards, Gaëtan tombe immédiatement sous le charme d’Abi. Déterminé à le séduire, Gaëtan jette son dévolu sur Abi. Fasciné par la joie de vivre de Gaëtan, Abi succombe. Commence alors une idylle faite de folie, de fougue, d’ivresse et de passion. Aux côtés de Gaëtan, Abi s’émancipe, s’affranchit peu à peu de sa timidité et découvre un univers qu’il connaît peu : le milieu gay, hype, parisien. Malgré les mondes qui les séparent, Abi s’épanouit et tombe éperdument amoureux. Les deux amants filent alors le parfait amour. Mais au fil des jours, des habitudes, des rencontres, et des événements, Gaëtan montre un visage qu’Abi ignorait jusque-là et se révèle être humiliant, dégradant, raciste.

Après une carrière de dix ans dans le journalisme, Josza Anjembe se lance en 2011 dans la réalisation documentaire autoproduit et finance ses deux premiers essais, MASSAGE A LA CAMEROUNAISE et KRUMP. En 2016, elle découvre l’univers de la fiction et réalise son premier court-métrage, LE BLEU BLANC ROUGE DE MES CHEVEUX sélectionné pour l’édition 2018 des César. En 2021, BALTRINGUE, son second film court connaît le même parcours. Aujourd’hui, la réalisatrice développe son premier long-métrage de fiction.

Photo ©Manu Dorlis

PIGEON WARS, de Dania Bdeir

RANA (20) vit seule dans un quartier étudiant de Beyrouth. Jeune femme intrépide et compétitrice, elle ne fréquente plus que sa petite sœur Nadine, qui est passionnée d’oiseaux et avec qui elle est très protectrice.
Quand Rana va trop loin, mettant Nadine et ses amis en danger, Nadine décide de ne plus parler à sa sœur.
Pour la reconquérir, Rana veut lui offrir le NICOBAR, un pigeon rare et magnifique. Nadine en avait fait l’éloge lorsqu’elles avaient rencontré HASSAN (21), un dresseur de pigeons issu d’une famille traditionaliste. Hassan leur avait alors parlé du monde mystérieux des guerres de pigeons.
Rana convainc Hassan de lui apprendre les règles de cette compétition et de l’aider à capturer le Nicobar.
Au fil des entraînements, une amitié naît. Rana accepte de baisser sa garde, et d’oser enfin montrer sa vulnérabilité.

Dania Bdeir est une jeune auteure-réalisatrice libanaise. Elle entretient avec son pays un lien émotionnel intense. Le Liban et son histoire tumultueuse est pour elle à la fois source d’un grand chagrin, mais aussi de sa plus profonde inspiration artistique.
Dania est membre du Brooklyn Filmmakers Collective. Elle a d’abord suivi des études en design graphique à l’Université Américaine de Beyrouth avant d’aller étudier la réalisation cinématographique à la New York University Tisch School of the Arts.
Son film d’études MESHKAL a été sélectionné dans de nombreux festivals en France, au Maroc, au Pakistan, à Mexico, en République Tchèque, en Inde etc. Il a notamment gagné le Award of Excellence au Canada International film festival 2014 et la Golden Palm au Mexico International Film Festival 2014.
Son court-métrage de fin d’études, IN WHITE (2017), qui a reçu le Spike Lee Production Fund, a fait sa première mondiale au Festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand. Il a également été sélectionné au BFI London Film Festival, au festival International du court-métrage d’Uppsala et dans plus de 30 autres festivals à travers le monde. Il a gagné une douzaine de prix, parmi lesquels le Grand prix du jury international au Short Film Festival de Rio de Janeiro 2017.
En 2019, Dania a été sélectionnée pour les Berlinale Talents et a participé à la Short Film Station de la Berlinale avec son court-métrage de fiction WARSHA qui a fait sa première mondiale au festival international de Sundance en 2022 et y a remporté le prix du meilleur court-métrage international. Le film fera sa première européenne au Festival International du Film de Rotterdam (IFFR) 2022.
Dania développe désormais son premier long-métrage de fiction, PIGEON WARS, qui a été sélectionné en 2018 au TorinoFilmLab x DFI Hezaya Screenwriting Lab, et en 2021 au Cine Qua Non Storylines Lab.

LE DERNIER DES CAILLOUX, de Caroline Cherrier

Firmin Caillou vient de perdre ses parents explorateurs, disparus en mer. Recueilli par sa tante Anna en Bretagne, il a du mal avec cette famille de pêcheurs de coques, si humble, loin de l’esprit aventureux auquel il aspire. Fuyant les moqueries de ses cousins, il se retrouve avec Ricette sur le phare dont elle est la gardienne. La nuit, il découvre une créature marine immense, perdue, qui essaye de communiquer avec la corne de brume du phare. Firmin va s’attacher à cette monstresse esseulée, dernière de son espèce.

Après des études de littérature et philosophie, Caroline Cherrier intègre l’école des Gobelins à Paris pour y apprendre les techniques du cinéma d’animation.
Après sa sortie en 2015, elle réalise des court-métrages pour la télévision : FUSEE SIGNAL (France Télévision, Tant Mieux Prod), PRINCE DES TENEBRES (Arte, Caïmans Prod). Ainsi qu’un court-métrage dont elle est l’auteur : HORACIO (Ikki Films).
Elle participe à de nombreux collectifs de vidéo et de BD, et travaille en tant que Storyboardeuse et concept artist pour des films et séries (HBO, Arte…).
Peintre et auteur, son univers se caractérise par des situations décalées, un univers coloré et poétique et un humour grinçant.
LE DERNIER DES CAILLOU est son premier long-métrage.

DINGUERIE, de Rachid Djaïdani

ZYNA, 30 ans, travaille comme agent de sécurité sur les docs de Fos-sur-Mer aux côtés de son père. Mais sa passion c’est le Septième Art. Grâce à un concours international, elle gagne l’opportunité de réaliser son court-métrage puis de le projeter au festival de Cannes… Hélas un mur infranchissable se dresse devant elle. Les habitants du quartier s’opposent radicalement au tournage selon eux influencé par « la malice du diable ». REQUIEM le grossiste de la cité lui propose sa protection. En contrepartie ZYNA devra fermer les yeux et laisser passer un conteneur chargé de coke. ZYNA acceptera-t-elle ce deal ? Au risque de trahir son père et ses convictions. C’est le prix à payer pour réaliser sa « Dinguerie », son court-métrage en hommage à SOHAN son défunt et adoré grand frère homosexuel…

Rachid Djaïdani a pratiqué longtemps la boxe anglaise de haut niveau. Au noble art, il doit sa détermination.
Maçon et plâtrier-plaquiste de formation, il est l’auteur de trois romans parus au Seuil : BOUMKOEUR (1999), MON NERF (2004) et VISCÉRAL (2007).
Acteur dans la troupe de Peter Brook pendant cinq ans, il joue dans HAMLET, LE COSTUME, TIERNO BOKAR (tournées internationales). Sur les planches, il prend goût à la mise en scène.
Il réalise de nombreux documentaires : UNE HEURE AVANT LA DATTE (web-série ARTE), QUINQUENNATS (26 min., Canal+), SUR MA LIGNE (49 min., L’ACID), ENCRÉ (73 min., Cinéma du Réel) et LA LIGNE BRUNE (26 min., Les Pépites du Cinéma) en auto-production.
Caméra au poing, après neuf années de tournage, il finalise son premier long-métrage – RENGAINE (2012) – nommé au César du meilleur premier film et sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs. Il retourne à Cannes, en 2016, pour présenter TOUR DE FRANCE, son deuxième long-métrage, avec Gérard Depardieu, également sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs.
Rachid vient de finaliser XEURBO, son dernier scénario… à suivre DINGUERIE, en cours d’écriture avec le Groupe Ouest.

Photo ©Zaïa Djaïdani

BELLE-ÎLE, d'Elie Grappe, coécrit avec Victor Jestin

Un après-midi d’août 1934, cinquante-six garçons s’évadent de la colonie pénitentiaire pour mineurs de Belle-Ile-en-Mer. Ils se dispersent sur l’île. Dépassée, la colonie offre vingt francs à quiconque ramènera un fugitif. Locaux, pêcheurs, touristes, tout le monde se joint à la chasse… BELLE-ÎLE est un long-métrage de fiction, inspiré du fait réel.

Elie Grappe étudie la musique classique au Conservatoire national de Lyon, puis étudie la réalisation à l’ECAL entre 2011 et 2015.
À l’ECAL, il réalise RÉPÉTITION, puis son film de diplôme SUSPENDU. Les deux court-métrages sont sélectionnés et primés dans plusieurs festivals internationaux. À sa sortie d’école, il co-réalise avec Timothée Zurbuchen un documentaire musical, HORS SCÈNE. Il dirige ensuite le casting et coache les interprètes du film de Blaise Harrison, LES PARTICULES, sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs en 2019.
En juillet 2021, son premier long-métrage de fiction OLGA est sélectionné en compétition à la 60e Semaine de la Critique du Festival de Cannes où il reçoit le Prix SACD. Depuis, le film parcourt les festivals – Karlovy Vary, Odessa, Bruxelles, Hambourg. Il sort en salle le 17 novembre 2021. OLGA est la candidature suisse pour l’Oscar du meilleur film étranger 2022.

Victor Jestin est né à Nantes en 1994. Il étudie le cinéma en classe préparatoire Ciné-sup à Nantes, puis au Conservatoire européen d’écriture audiovisuelle à Paris, dont il sort diplômé en 2017. Il travaille depuis comme écrivain et scénariste. En 2019, il publie son premier roman, LA CHALEUR (Flammarion) nominé aux prix Médicis, Renaudot, Femina et qui remporte plusieurs prix dont le Prix Femina des Lycéens. En parallèle, il coécrit avec Nacim Mehtar LA COUR (Albertine Productions), un long-métrage réalisé par Hafsia Herzi pour Arte, qui sera diffusé en 2022.

PÉPITE, de Cyril Houplain

« Pépite a disparu, Pépite est mon amie, mon amie est une fourmi, une fourmi rouge. »
Ainsi débute la plus incroyable des épopées, voyage initiatique à travers le monde qui ne manquera pas de mettre à rude épreuve une bien singulière amitié. Celle qui unit un jeune vagabond Londonien et une fourmi rouge du désert d’Arizona.

C’est sous le pseudonyme de CHO, son nom de street artiste, que Cyril Houplain c’est fait connaître en plantant des mini-drapeaux français dans les crottes de chien. Cyril Houplain est un auteur-réalisateur, illustrateur et directeur artistique, diplômé de l’Esag (Met de Penninghen). Il est notamment co-créateur de l’identité graphique et visuelle de l’artiste -M-, a créé les personnages et l’univers visuel du SOLDAT ROSE, il est aussi co-fondateur du collectif H5.
Outre -M-, Cyril a travaillé avec les artistes Zazie, Thomas Dutronc, Diams, Arthur H, Jenifer, M Pokora, Tété, Oxmo Puccino, Nekfeu, Screw, LEJ, Louane, Benabar, Claudio Capeo, Patrick Fiori ou encore Stromae.
L’auteur-illustrateur qu’il est a travaillé sur LE SOLDAT ROSE (2006 – Hachette), BOUT DE FICELLE (2008 – Gautier Languereau), FOURMI (2017 – Milan editions) et PÉPITE (2019 – Milan editions).
Comme auteur-réalisateur, il développe actuellement son long-métrage d’animation PÉPITE, produit par Cinéma Defacto. En 2011, il a écrit et réalisé la mini-série d’animation pour Canal+ – LA FICELLE (6×3′) – produite par Un Monde Meilleur. Il a été directeur artistique sur les long-métrages ZAÏ ZAÏ ZAÏ ZAÏ de Fabcaro & François Dessagnat, ainsi que JULIA d’Olivier Treiner.

TO BLED OR NOT TO BLED? de Azedine Kasri, coécrit avec Margaux Dieudonné & Simon Serna

DALI, un français trentenaire d’origine Algérienne, rejoint ses parents à la retraite dans un village de Kabylie. Il veut vivre le rêve algérien : fonder une entreprise et se marier, selon le vœu de ses parents. Mais sa rencontre avec RAÏSSA (26), une jeune femme Algérienne, noire de peau, d’origine touareg et prête à tout pour traverser la Méditerranée, va venir tout chambouler.
Au milieu des combats de moutons, des subventions détournées et des mouvements de jeunesse pour la liberté, une question se pose : Partir ou rester ? To bled or not to bled?

Né dans les Ardennes, Azedine Kasri est originaire de Béjaïa en Algérie, banquier de formation. En 2010, il décide de s’inscrire au « Laboratoire de l’acteur » crée et dirigé par Hélène Zidi. Quelques mois plus tard, il décide d’arrêter le métier de banquier.
En 2011, dans les coulisses de I LOVE TECHNO, grâce à son ami Brodinski, il est repéré par Kim Chapiron, qui lui propose de faire des essais pour son long-métrage LA CRÈME DE LA CRÈME. C’est son premier rôle au cinéma. Il collabore ensuite avec Sylvie Ohayon, Philippe Lacheau, Louis-Julien Petit, FGKO…
Frustré de jouer des rôles clichés, il passe à la réalisation avec un court-métrage autoproduit en 2017, 507 HEURES. Galvanisé par cette expérience, il tente la même année le concours du programme la résidence de la Fémis, qu’il obtient. Son court-métrage de fin d’études TIMOURA compte déjà plus de 50 sélections en festival et dix prix.
En 2019, il obtient un prix d’interprétation au festival Jean Carmet pour sa prestation dans TURN OVER de Damien Salama.
En 2022, Azedine tournera en Algérie son prochain court-métrage BOUSSA produit par Bien ou Bien productions, co-écrit avec Simon Serna et Médéric De Watteville. Il développera aussi deux long-métrages, MYSTIK produit par Five Dogs, co-écrit avec Raphaël Quenard et Guillaume Scaillet. Ainsi que TO BLED OR NOT TO BLED? dans le cadre de la Sélection Annuelle du Groupe Ouest, co-écrit avec Margaux Dieudonné et Simon Serna.

Après un bac franco-allemand et une classe préparatoire Ciné-Sup à Nantes, Margaux intègre la Fémis en Section Scénario. Elle y écrit plusieurs court-métrages, dont deux seront diffusés sur Arte : T’AVAIS PAS PEUR AVANT (2018) et SANS PLOMB (2019).
Aujourd’hui co-scénariste de plusieurs projets documentaires et de fiction, Margaux aime explorer l’univers d’un.e auteur.e, être dans l’interaction, amener le projet au plus près des intentions du/de la réalisateur.ice. TO BLED OR NOT TO BLED, long-métrage d’Azedine Kasri, l’a immédiatement attirée par son ambition de dépeindre un amour aussi bouleversant qu’indicible dans le registre de la comédie.
En parallèle de ses co-écritures, Margaux développe actuellement un court-métrage et un long-métrage personnels, mettant tous deux en scène des amours puissants et complexes entre femmes.

Simon naît à Paris, grandit en Sicile et passe son master d’anthropologie et cinéma à Nanterre. Il entre joyeusement à la Fémis en section scénario et en sort, vivant, en 2018. Il a un tropisme pour l’animation, le genre et la comédie ainsi que pour l’orientation lacanienne en psychanalyse. Il aime les formes hybrides et lui-même est assez biscornu. Il écrit aussi des poèmes.
Passionné par la transmission de l’écriture, il intervient dans les lycées lors d’ateliers d’écriture, et depuis 2020 il accompagne les scénarios des étudiants de la Fémis et de l’École de la Cité.
Les court-métrages adaptés de ses scénarios ont été diffusés sur CANAL + et ARTE ; sélectionnés et récompensés dans de nombreux festivals internationaux (Festival Int. Clermont-Ferrand, Festival Int. de Villa Do Conde, Palm Spring, Curta Kinoforum Sao Paulo, Rhodes Island Int. Festival…).

LES CHEVREUILS, d'Elisabeth Vogler

Jarod va bientôt avoir 30 ans, il est métis. Il fait face à une série de déconvenues et va bientôt devoir quitter son appartement. Sa sœur lui propose de s’installer dans une maison qu’ils ont héritée d’une grande tante, en Dordogne. Jarod accepte un peu par désespoir. Il se sent encore plus seul qu’en ville, et faute de réseau, il ne peut pas travailler. Alors qu’il va perdre son travail, il croise la route d’un chevreuil et il a une révélation. Sa vie change, il va arrêter d’être triste. Il se met alors à se lier d’amitié avec les gens aux alentours. Il fait de sa maison un lieu de passage. Il s’habille avec des vêtements féminins. Sa sœur voit d’un mauvais œil un tel changement et veut reprendre la maison. Mais Jarod est trop heureux de pouvoir vivre vraiment et de se lier réellement aux autres. Et il se met en tête d’organiser une rave party.

Elisabeth Vogler n’est pas mon vrai nom. Je l’ai emprunté à Ingmar Bergman. Dans PERSONA, Elisabeth Vogler est une actrice qui arrête soudainement de s’exprimer. Elle ne sait plus qui elle est et se retrouve sur une île, forcée de se dévoiler et d’enlever ses masques. J’ai décidé de prendre le sien. Depuis mon premier film en 2014, j’ai préféré rester anonyme et prendre ce pseudonyme. Le cinéma est quelque chose d’intime pour moi. C’est un espace qui m’a permis petit à petit d’avoir le courage de me rapprocher de qui je suis vraiment. Je préfère qu’on s’intéresse aux films que je fais plutôt qu’à ma personne et je me sens vraiment plus proche de moi avec un pseudonyme féminin. En 2015 j’ai commencé le tournage de PARIS EST A NOUS, un long-métrage singulier dont le tournage s’est étalé sur quatre ans au cœur d’événements réels. Avec ANNEES 20, j’ai continué cette quête dans le réel en imaginant la caméra comme un fil qui vient lier les existences.

Une Sélection composée par…

Jury de pré-sélection

Aurélie Angebault – Productrice / Vivement Lundi !
Mael Cabaret – Producteurt / 48e Rugissants
Benjamin Clauzier – Régisseur
Fanny Fallourd – Maquilleuse
Erwan Floch’lay – Exploitant / Cinéma la Belle Equipe
Coline Gueguen – Courts en Betton / Festival du Film de l’Ouest
Marie Le floc’h – Auteure-réalisatrice / Sélection Annuelle 2021
Charlotte Le Vallégant – Le Groupe Ouest
Ronan Maillard – Compositeur
Bénédicte Mellac – Le Groupe Ouest
Soizic Poënces – Scripte
Martin Soudan – Auteur-réalisateur / Sélection Annuelle 2021

Jury final

Céline Chapdaniel – Productrice / Koro Films
Julien Dara – Auteur-réalisateur / Sélection Annuelle 2021
Antoine Le Bos – Codirection / Le Groupe Ouest
Charlotte Le Vallégant – Codirection / Le Groupe Ouest
Agathe Valentin – Vendeuse internationale