Halima Ouardiri

Halima est une cinéaste Suisso-Marocaine qui travaille entre le Canada, le Maroc et la Suisse. Elle a reçu un B.A. en Science Politique et un B.F.A. en Film Production de la Mel Hoppenheim School of Cinema à Montréal. Son premier film Mokhtar, tourné en Super 16mm, a reçu un très bon accueil dans une centaine de festivals internationaux tel que Toronto, Berlin, Rotterdam et Dubaï, avant d’avoir été diffusé sur France 3, CBC et à la TSR. Le film a gagné de nombreuses distinctions, dont deux Prix de la Meilleure Réalisation et cinq Prix du Meilleur Film. Tourné dans un petit village du sud du Maroc, le film met en vedette les villageois, beaucoup de chèvres et un hibou. De tous les interprètes, seul le hibou est un acteur professionnel. Aujourd’hui, Halima passe au long avec Nico, un récit initiatique inspiré de son expérience comme garde du corps à Genève, sa ville natale, et avec le développement du scénario de La Camel Driving School.

 

 

La Camel Driving School

À la mort de son mari, Assia, mère au foyer exemplaire de Riyad, doit trouver un moyen de reconstruire sa vie en composant avec son fils Mohamed, un adolescent choyé qui se retrouve obligé d’endosser le rôle d’homme de la maison pour respecter la dernière volonté de son père.

Pour gagner leur vie, Assia commence à travailler dans une pâtisserie tenue par un couple moderne et fréquentée par une mamie féministe, ce qui lui fait d’abord peur avant d’éveiller chez elle un désir nouveau : Assia veut apprendre à conduire. C’est ainsi qu’elle atterrit à La Camel Driving School, une école hors du commun où des femmes saoudiennes de tous milieux sociaux s’éclatent avec leurs bagnoles !

Cette nouvelle vie serait le pied absolu pour Assia… si elle ne devait pas se cacher de son jeune tyran de fils et si elle arrivait enfin à prendre conscience et à dire à ses copilotes… qu’elle est myope comme une taupe !

Alors un jour, bien sûr, c’est l’accident. Tout s’effondre. Et pour pouvoir recoller les morceaux, Assia va devoir comprendre qu’elle doit accepter sa propre vision du monde si elle veut devenir la conductrice – et surtout la femme – qu’elle a toujours rêvé d’être.