Les impressions de Gaëlle Douël & Frédéric Ramade après la première session collective en résidence

C’est la neuvième année, neuf ans que la Sélection Annuelle du Groupe Ouest permet d’accompagner chaque année huit projets de long-métrage !

C’est inédit en 2016 : une auteure – Gaëlle Douël – participe pour la deuxième fois à la Sélection Annuelle. Frédéric Ramade lui était venu à Brignogan-Plages et Plounéour-Trez en 2015 participer à deux workshops du Groupe Ouest Développement. Ils nous ont raconté leurs impressions suite à la première session collective de travail en résidence. Regards croisés…

La thématique

Gaëlle Douël : Avec Fatum, j’ai voulu m’intéresser au rapport mère-fils dans lequel je baigne. C’est un thème puissant, avec des personnages forts. Pour aller au bout de ce qui m’intéresse, je mets mes personnages dans des situations extrêmes, je les fais souffrir. Ce n’est pas l’histoire de monsieur tout le monde !

Frédéric Ramade : Pour ma part, je pars généralement d’expériences personnelles ou de contextes que j’ai expérimentés qui m’intriguent. J’aime faire des films qui oscillent entre fiction et documentaire et questionnent avec humour le rapport à notre environnement. Dans Le Pollinisateur, une comédie donc, mon personnage principal est un collectionneur d’orchidées ; sa passion est dévorante et je vais essayer de le faire sortir de chez lui, bouleverser sa vie, ses relations…

Les scénaristes-consultants

FR : En résidence, j’ai trouvé deux scénaristes-consultants généreux qui nous permettent de prendre de la distance et de réamorcer les choses. En tant qu’auteur on est souvent seul. La Sélection Annuelle nous apporte cette dimension collective, riche, qui ne se pratique pas ailleurs. Nous avons le regard de Jacques et Marcel, et celui des autres auteurs-lauréats : 10 regards, 10 sensibilités qui nous emmènent vers des ailleurs.

Le dispositif de la Sélection Annuelle

GD : Ces retours nous permettent de gagner du temps dans l’écriture. Cela peut être déstabilisant, mais au Groupe Ouest, le contexte est particulier : on a envie d’avancer sur les projets, la critique est constructive, bienveillante, on est dans un environnement de confiance… Dans ce contexte, les retours formulés par une personne extérieure au projet nous apparaissent souvent comme des évidences. C’est très stimulant !

FR : C’est un peu comme dans « Les trois petits cochons » : lorsqu’on souffle sur la maison tout s’envole, mais les fondations restent ; là c’est pareil, on fait de nouvelles tentatives, on voit ce qui tient la route et ce qui nous tient vraiment à cœur. En trois, quatre jours, les projets ont beaucoup évolués : mon second personnage principal a changé, des thématiques ont disparues, etc.

En savoir plus sur la Sélection Annuelle 2016
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