Une histoire d’amour et de désir, de Leyla Bouzid

Semaine de la Critique / Cannes pour « Une histoire d’amour et de désir » de Leyla Bouzid !

Pour clore la 60e édition de la Semaine de la Critique sur une jolie note d’espoir, c’est la cinéaste tunisienne Leyla Bouzid qui a été retenue avec son second film, « élégant et sensuel » !

« Une histoire d’amour et de désir » (مجنون فرح) a été développé à Plounéour-Brignogan, dans le cadre de la Sélection Annuelle. Un film produit par Sandra da Fonseca (Blue Monday Productions), distribué par Pyramide.

Bravo, hâte de découvrir le film !

Une histoire d’amour et de désir remet la culture Arabe au premier plan au travers de la littérature et de la poésie célébrant l’amour. Elle, captivante Zbeida Belhajamor, est une jeune étudiante tunisienne venue faire ses études à Paris. Lui, excellent Sami Outalbali, un jeune homme timide. Avec elle, il découvre la poésie amoureuse arabe, qui le confronte à ses racines et sa propre vision de l’amour. Belle émancipation sentimentale et sensuelle grâce à l’éducation, aux études qui donnent accès à la culture, à l’amour des livres et à l’amour des mots. Un film majeur, qui prend une résonance forte et singulière dans notre époque actuelle.

Sélectionné également à la Semaine en séances spéciales, « Bruno Reidal » de Vincent Le Port.

Bruno Reidal, de Vincent Le PortVincent est venu au Groupe Ouest dans le cadre de la Sélection Annuelle développer un autre long-métrage, « Le Continent Noir ».

Dans Bruno Reidal, Vincent Le Port nous immerge dans l’esprit de son personnage, analyse au scalpel et sans tabou la mécanique implacable du crime, la naissance de l’envie, le fantasme de mort lié à celui de la chair. Inspiré d’un fait divers survenu en 1905, ce premier film d’une puissance rare nous plonge dans les problématiques morales liées au passage à l’acte, la sexualité, la religion, sans émettre de jugement. Porté par la voix off de Bruno Reidal, magistralement interprété par Dimitri Doré, le film déroule avec sobriété son histoire macabre et nous plonge, désarmés de tant d’honnêteté sur la description de l’horreur et du désir, dans une expérience sensorielle impressionnante.