© Brigitte Bouillot

Le Raconte-moi

Via l’oralité, le cerveau humain est une incroyable foreuse de récits…

Au travers des siècles, le “Raconter” fut l’outil principal de toute transmission, le biais par lequel se propageaient d’être en être les expériences vécues ou fantasmées les plus singulières, édifiantes, fondatrices… Par l’oralité, chacun participait à une immense chaîne de diffusion de l’expérience humaine, poétique, politique, mystique. Et de nos jours, cette transmission par le “Raconter” a été en quelque sorte sous-traitée au monde des écrans, grands et petits.

Au Groupe Ouest, nous aidons les auteurs à se ressaisir de cette fonction primordiale, parce qu’il y a là une nécessité pour l’éclosion du sensible, une nécessité pour préserver le lien entre les êtres. Au Groupe Ouest, la réhabilitation du “Raconter” est l’outil d’une reconquête du lien sacré entre celui qui raconte et celui qui écoute, du lien sacré avec la notion même de lien au public, entendu dans son acception la plus généreuse.

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Le Raconte-moi : outil central pour les auteur.e.s au Groupe Ouest

C’est pour cette raison fondamentale, et pour des dizaines d’autres, que nous vous raconterons que le Raconte-moi est devenu un outil central pour les auteurs au Groupe Ouest. Il s’agit d’une tentative très simple (bien qu’angoissante pour un auteur peu expérimenté) de raconter à quelqu’un, en moins de cinq minutes le plus souvent, en l’enregistrant en vidéo, l’histoire que nous tentons de construire.

Le cerveau est ainsi fait qu’à l’oral, il cherche un chemin à ce qu’il tente de raconter. Via l’oralité, le cerceau humain est une incroyable foreuse de récits, incapable d’interrompre son propre flux s’il veut remplir le combat implicite qu’il signe avec celui ou celle qui écoute. Et de tentative en tentative, grâce à l’incroyable plasticité du cerveau oral, nous testons, nous enrichissons, et le plus souvent nous finissons par trouver tant la puissance du récit que son âme.