Portraits des auteurs-lauréats de la Sélection Annuelle 2020 du Groupe Ouest

Les auteurs-lauréats de la nouvelle promotion du dispositif d’accompagnement d’auteurs du Groupe Ouest !

Le 7 avril 2020

Au cœur du confinement, l’actualité déborde de festivals annulés, de cinémas fermés et de tournages emportés par le tsunami du virus. Comme si le cinéma et son avenir devaient succomber à l’enfermement.
Au bout du Finistère, à Plounéour-Brignogan-Plages, un village de résistants, conscient de la gravité du problème et solidaire de celles et ceux qui en pâtissent, se mobilise pour les auteurs. Chaque année, des dizaines d’auteurs du monde entier convergent vers le Groupe Ouest, sur le littoral breton, pour accélérer une écriture ou sortir un scénario d’une impasse.

Les scénaristes-consultants se sont interrogés sur la nécessité de reporter à une date hypothétique les sessions de travail, lesquelles impliquent très collectivement des groupes de huit à dix auteurs. Mais le Groupe Ouest prend le problème par l’autre versant et s’adapte aux besoins des auteurs parce qu’ils sont les fabricants des histoires dont nous aurons besoin demain. Toute l’équipe du Film Lab breton fait le pari de réunir les auteurs via internet, dénichant les passerelles numériques les plus performantes et adaptées pour permettre aux idées de circuler.

Les auteurs sont enfermés ? Raison de plus pour allonger la foulée sur des écritures de récits en prise avec nos vies, des récits qui nous parlent d’un monde à recréer, des histoires qui nous seront nécessaires pour avancer demain ! En se connectant les uns aux autres via ces sessions, des auteurs venus de toute la francophonie, des quatre coins du monde, se motivent les uns les autres, fusionnent autour d’une nécessaire honnêteté, d’une urgence à retrouver l’humain, retrouver le lien qui nous est enlevé.
Le cinéma et plus globalement les récits de fiction peuvent et doivent continuer à se penser pour demain. Ils doivent même se repenser à la lumière de ce que nous vivons.

Le Groupe Ouest maintient donc le lancement de la Sélection Annuelle 2020 et révèle les auteurs sélectionnés pour cette nouvelle promotion. Pour rappel, la Sélection Annuelle est le programme phare du Groupe Ouest avec huit auteurs en résidence chaque année sur neuf mois. Certains reviennent, Houda Benyamina et Romain Compingt pour leur deuxième long-métrage actuellement en préparation, après être venus pour « Divines », Caméra d’Or à Cannes, puis César du Meilleur premier film en 2017. Un accélérateur de particules : László Nemes, Pablo Agüero, Leyla Bouzid ou Claude Barras sont passés par là, tout comme Massoud Bakhshi et Maïmouna Doucouré qui viennent de remporter à Sundance les deux prix les plus convoités avec « Yalda, la nuit du pardon » et « Mignonnes ».

Une Sélection composée par...

JURY DE PRÉ-SÉLECTION
Anaïs Bertrand / Productrice – Insolence Productions
Vincent Burlot / Compositeur
Fannie Campagna / Zoom Bretagne – Cinephare
Simon Gabriele / Vendeur international – Indie Sales
Claire-Lise Gaudichon / Programmatrice de festivals
Erwan Le Floc’h / Décorateur
Fred Le Gall / Régisseur – Repéreur
Charlotte Le Vallégant / Codirection – Le Groupe Ouest
Bénédicte Mellac / Formation & Développement – Le Groupe Ouest
Loïc Nicoloff / Auteur-réalisateur
Louison Pochat / Scripte
Jules Raillard / Producteur – Les Films de Rita et Marcel
Stéphanie Téchenet / Assistante mise en scène
Anaïs Tellenne / Auteure-réalisatrice – Lauréate de la Sélection Annuelle 2019

JURY FINAL
Chloé Ansquer / Coordination – Le Groupe Ouest
Antoine Le Bos / Codirection – Le Groupe Ouest
Charlotte Le Vallégant / Codirection – Le Groupe Ouest
Stéphane Parthenay / Producteur – Pyramide Productions
Cécile Salin / Acheteuse internationale – Diaphana Distribution
Lawrence Valin / Auteur-réalisateur – Lauréat de la Sélection Annuelle 2018

Les auteurs-lauréats et leur projet :

Quand viendra la fin du monde tu seras prête, de Rémi Allier

Quand un incident à la centrale nucléaire voisine plonge la région dans la panique, Nina, 10 ans, jeune fille lumineuse un peu en retrait à l’école, se voit imposer par Lucie, sa mère, de rester dans la zone évacuée. Avec sa mère et son petit frère, Nina fait l’expérience forte et étonnante de la solitude dans une ville abandonnée où tout est permis. Nina va tout faire, pour être à la hauteur des attentes de sa mère, et pour l’accompagner dans son idée de prendre leur revanche…

Rémi Allier est un jeune réalisateur et scénariste français, basé à Bruxelles.
Il naît à Mâcon en 1988 et grandit dans la campagne viticole Bourguignonne. Passionné de cinéma très jeune, il s’oriente vers divers ateliers de vidéo puis une option de cinéma au lycée. Après ses études de montage à Paris (BTS Jacques Prévert, Boulogne), il entre à l’IAD – Institut des Arts de Diffusion, à Louvain-la-Neuve en Belgique, en section réalisation. En 2012, il co-réalise et coécrit avec Pablo Munoz Gomez un premier court-métrage : « Jan », qui se fait remarquer dans plusieurs festivals, notamment en Belgique et en France. L’année suivante, il réalise « Zinneke », son film de fin d’études, qui vit une très belle carrière en festivals, un peu partout dans le monde après une première à Locarno.
En 2017, il termine son premier court-métrage professionnel, « Les Petites mains », dont la première mondiale a eu lieu au Telluride Film Festival 2017, aux USA et qui vit une très belle carrière jusqu’au César 2019 du meilleur court-métrage.
Rémi vit aujourd’hui à Bruxelles où il travaille principalement, ainsi qu’en France.
Il travaille actuellement à l’écriture d’un premier long-métrage « Quand viendra la fin du monde, tu seras prête ».
Parallèlement à l’écriture et à la réalisation, Rémi poursuit une activité de coach enfant sur différents long-métrages, et d’encadrements de divers ateliers et stages de cinéma et d’éducation à l’image, pour enfants et adolescents principalement.
Il concentre son travail sur la jeunesse et le monde de l’enfance…

Portrait de Caroline Doutre

Résistance, des Parasites

Une zone à défendre est sur le point d’être évacuée par les forces de police. A l’intérieur, où vivent un nombre important de gens qui défendent leurs idéaux, la résistance s’organise. En un seul plan séquence, la caméra suit une mère/un frère qui arrive de l’extérieur pour convaincre son fils/frère activiste de fuir avant qu’il ne soit trop tard.

Jérémy, fils d’un papa ouvrier et d’une maman femme de ménage, a toujours été fasciné par le cinéma.
Il va dans une école de cinéma privée à ses 18 ans, ses autres frères mangeront des patates pendant des années.
Très tôt, il travaille sur les plateaux de cinéma, et enchaîne les métiers de régisseur, assistant-réalisateur ou encore monteur.
En 2013, Jérémy fonde Les Parasites avec Guillaume et Bastien, dans lequel il écrit et réalise.
Vegan et écolo, mais avec une moto, il est engagé dans la vie, comme dans ses créations, la cause animale étant au cœur de ses préoccupations.
Il est aussi passionné de BDs et d’accrobranche.

Depuis l’âge de 11 ans Guillaume joue à réaliser des petits films et les met sur Internet avant l’existence de YouTube. Il part de Picardie pour intégrer une école de cinéma. Ils fondent ensuite avec Jérémy et Bastien Les Parasites avec qui ils enchaînent les concours vidéo “Faire un film en 48h”. En 2014 ils remportent “meilleur film” dans 4 villes et sont primés à Hollywood à la finale. En parallèle Guillaume donne des conseils sur la création vidéo sur YouTube avec sa chaîne RougeVertBleu et réalise des vidéos pour d’autres créateurs du web dont Ludovik, Raphaël Descraques, Cyprien, et une petite série « Une Nuit Au Labo » pour Gaumont TV. Avec Les Parasites il s’engage à travers ses créations et créent, écrivent et réalisent « L’Effondrement » une série produite par Canal+.

Originaire des Alpes de Haute Provence, Bastien découvre le cinéma dans les années 90 entre le vidéoclub de son village et son petit cinéma. Adolescent, il commence par mettre en scène ses proches dans de petits films amateurs avant d’intégrer une école de cinéma du nord Parisien, en tant que comédien, où il croise la route de Guillaume et Jérémy. François Ozon lui propose son premier rôle au cinéma en 2011 dans « Dans la maison ». En parallèle de son métier d’acteur qu’il apprend au fil des projets il continue de réaliser des court-métrages seul jusqu’en 2013, année de formation des Parasites.

Paris 8, de Daouda Coulibaly, coécrit avec Nicolas Jounin

Des étudiants en sociologie à Paris 8, en Seine Saint-Denis, mènent, dans le cadre de leurs études une enquête de terrain dans les beaux quartiers de Paris.

Daouda Coulibaly est né à Marseille. Après des études en économie (jusqu’en DEA de philosophie économique), il travaille quelques années comme monteur audiovisuel avant de s’essayer à la réalisation avec deux court-métrages : « Il était une fois l’indépendance » (2009) puis « Tinyè so » (2011). Son premier long-métrage, « Wùlu », sort en 2016.

Nicolas Jounin est enseignant-chercheur au département de sociologie de Paris 8 (2007-2014), expert auprès des CHSCT (2014-2018). Auteur de plusieurs livres de sociologie utilisant une trame narrative pour introduire les analyses :
« Chantier interdit au public » (2008, La Découverte ; fondé sur une observation participante comme ouvrier sur les chantiers)
« On bosse ici, on reste ici ! » (2011, La Découverte ; une histoire des grèves de travailleurs sans papiers)
« Marchands de travail » (2014, Seuil ; portraits de « commerciaux d’intérim »)
« Voyage de classes » (2014, La Découverte)

Welcome in North Korea, de Jan Czarlewski, coécrit avec Carlotta Verny

Alors qu’à l’ambassade de Corée du Nord à Londres on manque cruellement d’argent, Thae, un diplomate brillant, engage une stagiaire, Claire, étudiante en graphisme à la San Martin School of art & design, pour réaliser une ambitieuse exposition de propagande censée résoudre les problèmes financiers. Pendant la création de cette exposition, Thae apprend que sa mission en Angleterre touche à sa fin. Il commence alors à avoir des doutes sur le régime qu’il défend depuis toujours.

Jan Czarlewski est né en 1988. C’est un réalisateur et scénariste franco-polonais travaillant entre Paris et Varsovie. Il aime explorer ce qui est décalé, chercher l’ironie à la fois dans le documentaire et dans la fiction. Il est diplômé de l’Ecal/école cantonale d’art de Lausanne en 2012. Ses court-métrages, « L’Ambassadeur & moi » et « L’Amour Bègue », ont notamment été récompensés par un Léopard d’or et d’argent au festival de Locarno. « L’Ambassadeur & moi » ainsi que son autre court-métrage, « Opération Commando », ont été nominés à deux reprises au Prix du Cinéma Suisse dans la catégorie « meilleur court-métrage ». Entre 2015 et 2016 il a réalisé un documentaire de 50 minutes, sur un aventurier polaire populaire en Pologne qui a traversé l’Europe à pied depuis la Russie jusqu’à Saint Jacques de Compostelle et qui a été regardé par plusieurs millions de téléspectateurs sur TVP1 (Pologne). De 2017 à 2019, il a travaillé pour la plus grande série documentaire d’archives historiques réalisée en Pologne après 1989 – « Polskie 100 lat » (« les 100 ans polonais »), où il a été responsable du scénario, de la recherche d’archives et de la réalisation de 8 épisodes sur 42 de 30 minutes chacun.

D’abord comédienne au théâtre et au cinéma, Carlotta Verny a multiplié les expériences à l’étranger, portée par son amour des langues et du voyage. Elle s’est formée depuis l’âge de 15 ans au conservatoire régional d’Orléans, puis après un Master de littérature appliquée au cinéma à la Sorbonne, elle suit les cours d’Eva Saint Paul à Paris, de Gisella Burinato à Rome et à la RADA et LAMDA à Londres. En 2011 elle crée une adaptation sur scène du roman « Le loup des steppes » de Hermann Hesse. Le court-métrage italien « Child K » de Roberto De Feo dans lequel elle a le premier rôle et qui est tourné en langue allemande, a été multi-récompensé et présélectionné pour les Oscars en 2016. Carlotta vit actuellement entre Rome, Londres et Paris, où elle travaille sur un scénario original de série.

Angel, de Lukas Dhont, coécrit avec Angelo Tijssens

L’été approche à grands pas. Leo (12 ans) profite des derniers jours d’école avec ses camarades de classe. Jusqu’à ce qu’un événement tragique bouleverse le monde de Leo.

Lukas Dhont est né à Gand et est diplômé de la KASK School of Arts. Ses court-métrages « Corps perdu » et « L’Infini » ont remporté plusieurs prix. Au cours de ses études, Lukas s’est principalement concentré sur la fiction, mais il a également exploré toutes les facettes que peut offrir le documentaire.
En 2016, Lukas a été sélectionné par la Résidence de la Cinéfondation à Cannes pour y développer le scénario de son premier long-métrage, « Girl ». Le film illustre de près un certain nombre de thèmes déjà explorés par Lukas, tels que la danse, la transformation et l’identité. Lukas collabore régulièrement avec le chorégraphe et danseur Jan Martens, avec qui il a créé la pièce ‘The Common People’. Présenté en première mondiale au Festival de Cannes dans la sélection officielle Un certain regard 2018, « Girl » y a remporté la Caméra d’Or du meilleur premier film. Lukas travaille actuellement sur son deuxième long-métrage.

Angelo Tijssens a étudié le théâtre au Conservatoire d’Anvers. Angelo est à la fois scénariste et acteur.
Il est depuis plusieurs années l’une des figures de proue du collectif de théâtre ‘Ontroerend Goed’. Il a travaillé notamment sur « Fight Night », « Are we not drawn onward to new erA », « Loopstation » et « £¥€$ ».
Il a également joué dans divers films et séries télévisées et écrit le scénario de trois court-métrages (dont deux sélectionnés pour le Festival de Cannes, « Island » et « Mont Blanc » de Gilles Coulier). Il est avec Lukas Dhont à l’origine du scénario de « Girl ».

Portraits de Johan Jacobs & Kris Dewitte

L'Ours et l'Ermite, de Delphine Maury, coécrit avec Marine Blin

L’ours s’ennuie dans ses buissons de ronces et cherche à se rendre utile. Mais dès qu’il aide un animal de la forêt, il sème la pagaille dans sa vie… « Je fais ce que je peux, mais je n’ai pas de chance ». Le renard pense plutôt que l’ours est affreusement bête et maladroit, c’est aussi simple que cela. Et il le lui dit sans détour.
De son côté, l’ermite a appris bien des choses au cours de sa longue vie et ruminé bien des pensées. Cela fait quinze ans qu’il attend l’élève passionné et intelligent à qui il va pouvoir transmettre tout son savoir… Il propose une formation hautement qualifiée sur un écriteau à l’entrée de son bout de forêt.
Aussi, lorsque l’ours vient se poster devant son annonce – qu’il ne peut pas lire parce qu’il ne sait pas lire – l’ermite lui fait l’article : des cours particuliers de haut niveau, une grotte partagée pour dormir, des repas à préparer ensemble et un diplôme à la fin. L’affaire se conclue dans un enthousiasme qui ravit les deux solitaires.
Très vite, l’ermite comprend que cet élève spécial va lui demander de réviser un peu à la baisse ses ambitions. L’ours ne sait pas faire grand chose mais il est d’une bonne volonté infatigable. Observant passionnément son maître, il reproduit un peu tout de travers, à sa façon et avec une logique déroutante… Il suspend la vaisselle au fil à linge comme le sont les torchons, il pense que la barque va toujours dans la même direction, vers le fond de l’étang, il ne comprend pas bien à quoi servent les règles pour jouer aux cartes… et n’interprète pas toujours très bien les phrases imagées de l’ermite ainsi, « va mettre l’eau sur le feu » ne signifie pas « renverse le seau d’eau sur le feu » mais comment s’en douter ?
Pourtant l’ermite, intelligemment, patiemment, diplomatiquement, méticuleusement va tenter de transmettre ce qu’il connaît à cet ami si avide de savoir. Peu à peu, insensiblement, à force d’indulgences mutuelles – car l’ours trouve aussi que cet ermite n’est pas toujours très sûr de ses méthodes et de son savoir-faire – ces deux êtres que tout oppose vont nouer des liens bien plus précieux que ceux qui unissent un élève à son maître.
Ils vont en toute improvisation, devenir amis.

Delphine Maury
Après une licence de droit, une année de médecine, une maîtrise d’ethnologie consacrée à ma famille et un DESS d’édition, j’ai choisi de vivre parmi les livres.
Assistante d’édition chez des éditeurs techniques puis encyclopédiques, je suis devenue rédactrice dans la revue J’aime lire chez Bayard où j’ai accompagné l’écriture des romans, développé des rubriques d’actus culturelles et été conceptrice des jeux de Bonnemine. J’ai participé à la création de la revue D Lire pour les 9-13 ans. Puis j’ai fait une école de journaliste, le CFPJ et quitté le journalisme.
J’ai bifurqué en 2005 vers l’audiovisuel et la direction d’écriture de séries animées (« Ariol », « Maya l’abeille », « Angélo la débrouille ») après une formation au CEEA. Entre temps, j’ai écrit « Les Grandes grandes vacances » (une série feuilletonnante sur l’enfance pendant la guerre pour France 3) sans me sentir scénariste pour autant (et avec l’aide d’autres vrais scénaristes). Fin 2012, j’ai créé la société de production Tant Mieux Prod pour donner vie à une collection de court-métrages animant des poèmes de Prévert : « En sortant de l’école ». Depuis, chaque année, Tant Mieux Prod a produit treize films-poèmes dédiés à Desnos, Apollinaire, Éluard, Roy, Tardieu et Verlaine. L’année prochaine, ça sera Andrée Chedid. Tant Mieux s’est étoffée et porte d’autres projets, toujours tournés vers notre part d’enfance : « Mr. Carton », « Tobie Lolness », « Vango », « L’Ours et l’Ermite »… En parallèle, je me suis occupée pendant cinq ans de la résidence d’écriture francophone de Meknès qui réunit un mois par an des porteurs de projets d’animation venus du Nord et du Sud.

Marine Blin
J’ai fini ma formation à l’école de la Poudrière à Valence après un DMA cinéma d’animation à l’ESAAT de Roubaix et une spécialisation en animation 2D à l’EMCA d’Angoulême. Durant mes études j’ai réalisé plusieurs films dont « Nos mains se souviendront » et « L’Empreinte ». J’ai réalisé ensuite « Quartier Libre », court-métrage de commande pour la collection « En sortant de l’école, saison 1 » adapté de Jacques Prévert (Tant Mieux Prod / France Télévisions).
Je fais partie depuis 2015 du studio hellemmois Train Train, où je travaille sur divers court-métrages : « (Fool time) JOB », « L’Ogre », « Birdy wouaf wouaf »… En parallèle je donne des cours dans diverses écoles et travaille de nouveau avec Tant Mieux Prod et France Télévisions sur les saisons 4, 5 et 7 de « En sortant de l’école », accompagnant cette fois-ci de jeunes réalisateurs sur toutes les étapes de production de leur premier court-métrage professionnel.
Je finalise actuellement mon prochain court-métrage, « Ce qui résonne dans le silence », produit par Papy 3D Productions.

Le Géant dans l'Oursin, de Jean-Claude Rozec

Bretagne, 1793. Pour libérer son père des prisons républicaines, Pélagie, une jeune comtesse, s’initie à la magie et donne vie à Guéor, un homme surnaturel capable de devenir un géant.

C’est pendant ses études de Lettres modernes que Jean-Claude Rozec s’est initié aux techniques d’animation via des ateliers et des stages. Il réalise ses premiers films en auto production (« Chevaliers » avec Julien Leconte, puis « The perfect weapon »), avant de travailler comme story-boarder, animateur et décorateur volume et 2D sur de nombreuses séries. Il a signé quatre court-métrages depuis 2009 : « Monstre Sacré » (produit par JPL Films), « Cul de Bouteille » et « La Maison de Poussière » (produits par Vivement lundi !), ainsi que « Têtard » (produit par à Perte de vue), tous primés dans de nombreux festivals internationaux.

J'ai attrapé un esprit, de Julien Silloray

Boboy, 18 ans, habite le quartier pauvre de Massabielle en Guadeloupe. Avec sa petite-amie, il projette de quitter l’île pour tenter sa chance en France en rejoignant une formation en verrerie d’art à Paris. Mais la disparition soudaine de sa mère va remettre son départ en question.

Julien Silloray
Né à Nantes, j’ai passé mon enfance en Guadeloupe. Après des études de droit et sciences politiques, j’ai été directeur de production puis assistant de production sur plusieurs fictions avant de réaliser quatre court-métrages en Guadeloupe. Je développe actuellement mon premier long-métrage « J’ai attrapé un esprit ».