La team de la Sélection Annuelle 2018 lors du premier workshop, devant la façade du Groupe Ouest

Grand cru !

Sur les plages de la Côte des Légendes, les marées sont généreuses !
Dans la foulée du César du meilleur court-métrage 2018 attribué au film d’Alice Vial Les Bigorneaux, écrit et tourné au désormais célèbre Café du Port de Brignogan, les plages finistériennes ont vu défiler la semaine dernière des cinéastes d’une vingtaines de pays : Népal, Malaisie, Egypte, Haïti, Lituanie, Pologne, Italie, Grèce, Ecosse, Pays de Galle, Espagne, Roumanie, Bengladesh, Etats-Unis, Suède, Turquie, Angleterre, etc. Ils sont venus bichonner leurs histoires dans le cadre de LIM | Less is More.

Et cette semaine, le travail se poursuit de plus belle pour l’équipe du Groupe Ouest, avec huit cinéastes-lauréats de la désormais fameuse Sélection Annuelle.
On y retrouve Nolwenn Lemesle et Yann Le Quellec, qui viennent travailler l’écriture de leur deuxième long-métrage. Claude Barras, auteur-réalisateur de Ma vie de courgette, vient sur les plages du Nord Finistère peaufiner l’écriture de son prochain film d’animation. À ses côtés, en guise de coscénaristes, la romancière canadienne Nancy Huston et le bédéiste Morgan Navarro. Au coude à coude avec eux, Joséphine Derobe, grande dame du cinéma en relief qui prépare un film d’anticipation dans les caves de la réalité virtuelle ; Guy Dessent, belgo-uruguayen qui fera tout pour nous éviter la déprime ; Holy Fatma qui s’attaque au cinéma d’horreur poétique ; Eve Duchemin, française devenue belge, fascinée par le retour à la vie des repris de justice, ou encore Lawrence Valin qui nous entraîne dans les bas-fonds de l’immigration sri-lankaise.

Et pour canaliser tout ce bouillonnement créatif face au vent, l’équipe de coaches va faire parler la poudre : outre le québécois Marcel Beaulieu, auteur notamment de Farinelli et pilier de l’épopée du Groupe Ouest depuis les débuts, Atiq Rahimi, l’écrivain et cinéaste afghan, Prix Goncourt pour Syngué Sabour, sera scénariste-consultant sur cette première session.

Photo de groupe © Brigitte Bouillot
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Les auteurs-lauréats et leur projet

Claude Barras, Morgan Navarro & Nancy Huston – Sauvages !

Biographies
Après un diplôme d’illustration de l’École Émile Cohl et des cours d’anthropologie à l’Université Lumière à Lyon, Claude Barras retourne en Suisse en 2001 pour se spécialiser en infographie à l’ECAL.
Il réalise ensuite au sein du collectif HÉLIUM FILMS sept court-métrages d’animation, sélectionnés et primés dans de nombreux festivals.
En 2013, il débute la réalisation de son premier long-métrage, Ma vie de courgette. Trois ans plus tard, le film fait sa première à la Quinzaine des Réalisateurs du festival de Cannes. Il cumule à ce jours plus de 175 000 spectateurs en Suisse, 800 000 en France et 50 prix dont deux César, trois Quartz, un European Film Award, deux Cristals à Annecy ainsi qu’une nomination aux Golden Globes et aux Oscars. Ma vie de courgette a également été vendu dans une soixantaine de pays, y compris la Russie, la Chine et le Japon.
Claude développe actuellement deux nouveaux projets de long-métrages, tout en continuant son travail de production de court-métrages pour le collectif HÉLIUM FILMS à Lausanne.

Morgan Navarro est né à Grenoble en 1975. Enfance heureuse au Sénégal, en Côte d’Ivoire et en Bretagne. Adolescence consacrée presque exclusivement à la pratique du skateboard. Études d’architectures suivies avec flegme et dédain au débuts des années 90 et aussi vite abandonnée pour une vie dissolue.
Désœuvrement enrichissant ou tragique qui s’achèvera sur la décision prise de devenir auteur de bandes dessinées. Travaux d’abord publiés dans des revues comme Ferraille, Le Dernier Neurone et Le Martien. Participation à différentes aventures collectives, dont Comix 2000 (l’Association) et La Maison Close (Delcourt) ou encore Rock Strips (Flammarion). En 2002, il signe Flipper le flippé, décrivant avec humour et tendresse le quotidien d’un adolescent-cétacé de banlieue.
Reçoit en 2012 à Angoulème le Prix de l’Audace pour l’album Teddy Beat. Coécrit dans la foulée le scénario de Ma vie de Courgette, de Claude Barras qui obtient le César de la meilleur adaptation en 2017.
Depuis 2015, il tient le blog BD Ma vie de réac sur le monde.fr.

Nancy Huston a passé son enfance au Canada, son adolescence aux États-Unis, et sa vie adulte en France. Écrivaine d’expression double (anglaise et française), elle pratique de nombreux genres : romans, essais, livres pour enfants et pièces de théâtre, publiés pour l’essentiel par Actes Sud. Parmi les romans on peut mentionner L’Empreinte de l’ange, Dolce Agonia, Cantique des plaines, La Virevolte, Infrarouge ou encore Danse noire. Son roman Lignes de faille (Prix Fémina & Prix France-Télévisions 2006) a été traduit dans une quarantaine de langues à travers le monde. Ses essais incluent : Nord perdu, 1999, Professeurs de désespoir, 2004, L’Espèce fabulatrice, 2008, Reflets dans un œil d’homme, 2012.
Elle co-écrit avec Claude Barras Sauvages !
À l’automne 2018 paraîtra Lèvres de pierre : classes de littérature II.

Sauvages !
Dans une forêt indonésienne menacée par les plantations d’huile de palme, MOAH, un jeune orang-outan, voit sa mère tuée par des braconniers. Le vétérinaire d’un refuge projette de l’envoyer au zoo. C’est sans compter sur ALEX, son fils, et KERIA, la jeune autochtone qui l’a trouvé dans la forêt, qui vont tout tenter pour lui rendre sa liberté.

© Photo de Claude Barras par Mehdi Benkler & de Nancy Huston par Guy Oberson

Joséphine Derobe — V.V

Biographie
Auteure, artiste et réalisatrice, Joséphine Derobe explore des territoires audiovisuels sensoriels dans différents domaines : Cinéma, Arts numériques, Scène, Réalité Virtuelle (VR).
Actuellement, elle travaille sur plusieurs projets VR 3D en fiction et en documentaire, dont Les Noces de Cana VR, collection Arte Trips d’Arte. Elle est auteure et réalisatrice du documentaire VR Meet Mortaza, projet sélectionné par le College Cinema VR de la Biennale de Venise (2018) et a remporté le Best Creative Digital Pitch au Sunny Side et Lauréate de Brouillon d’un Rêve (2017).
Au cinéma, elle a écrit et réalisé deux court-métrages 3D, de nombreuses fois récompensés : Journal d’un Frigo (2011) et Souviens-moi (2013) – diffusions France 3.
Spécialiste relief pendant douze ans, elle a été stéréographe aux côtés d‘Alain Derobe [inventeur de la méthode 3D Natural Depth] puis à la direction stéréoscopique sur de nombreux long-métrages. Notamment cinq collaborations 3D avec Wim Wenders : Pina, Les Cathédrales de la Culture (série architecture), Every Thing Will Be Fine et Les Beaux Jours d’Aranjuez… Et en France : Minuscule… et Astérix et Obélix au Service de sa Majesté.

V.V
Neurologue européen, Tom Evol est un pionnier dans l’utilisation des technologies appliquées au cerveau. Avec V.V, un récent programme de Vie Virtuelle, il espère soigner des handicaps physiques lourds comme celui de sa femme, paralysée depuis un accident vasculaire. Inerte dans la réalité, Ema retrouve dans V.V la liberté d’un corps virtuel qui l’aide à faire évoluer sa paralysie. Après deux ans de progrès instables, Ema veut tout arrêter, Tom va alors tout risquer pour la sauver.

Guy Dessent — Belgica Belgica

Biographie
Guy Dessent est un réalisateur et scénariste belgo-uruguayen. Né à Bruxelles, il déménage à l’âge de sept ans en Uruguay. Il développe très jeune un intérêt particulier pour différentes formes d’expression : la musique, les arts plastiques et l’écriture. À dix-huit ans, sa passion pour le cinéma l’amène à rentrer en Belgique pour débuter son parcours académique à l’IAD, en réalisation. En parallèle, il se forme à l’Atelier d’Acting et de Direction d’Acteurs de Beatriz Flores Silva. En Uruguay, il développe et travaille sur différents projets audiovisuels. C’est dans la réalité de la pauvreté des zones exclues de Montevideo qu’il écrit et réalise le court métrage Dans quelle case te mettre ?, primé en Belgique, en Espagne, au Mexique, en Iran… En 2011, il s’inscrit à la HELB/INRACI, en techniques de l’image. Inspiré d’une expérience autobiographique, il écrit et réalise son film de fin d’études Espagnol niveau 1, sélectionné entre autres au Festival de San Sebastian et multi-primé, dans lequel il joue le rôle principal.

Belgica Belgica
VICTOR (20) et son frère ANDRÉ (23) débarquent en Belgique après la mort accidentelle de leurs parents en Uruguay. Si Victor a bien la nationalité belge, son frère par contre ne l’a pas, en raison d’une ‘erreur’ administrative. Ils devront surmonter toutes sortes de situations pour survivre, récupérer la nationalité belge d’André et réaliser leurs rêves.

Eve Duchemin — La Vie mécanique

Biographie
C’est en apprenant le métier de l’image à l’INSAS (Belgique) dans les années 2000, que Eve Duchemin trouve, caméra au poing, son langage cinématographique.
Très vite embarquée à réaliser des portraits documentaires, elle arpente la Wallonie et filme de vieux mineurs du Borinage et la disparition des usines (Ghislain et Liliane, couple avec pigeons – 2005, Mémoire d’Envol – 2007 pour la RTBF). Elle esquisse ensuite le portrait d’une jeunesse toujours plus précarisée dans Avant que les murs tombent (2009, VPRO), et L’Age Adulte (2012, Arte), primé à Brive en Moyen Métrage, à Nyon, Poitiers et Clermont Ferrand notamment.
En 2009, elle tourne un court-métrage de fiction en 16mm, Sac de Noeuds, sur une histoire de vol de sac à main. Ce film, salué et primé dans les festivals (prix Beaumarchais, prix Le Court qui en dit Long, sélectionné aux Premiers Plans d’Angers etc.) l’encourage à poursuivre la fiction.
Mais c’est en préparant son dernier documentaire, En Bataille, portrait d’une Directrice de prison (2016, Arte, Magritte du meilleur documentaire 2017), que Eve Duchemin, découvre, auprès des détenus avec qui elle travaille, le sujet de sa première fiction: La Vie Mécanique.

La Vie mécanique
Trois détenus qui ont obtenu leur première permission se préparent à sortir pour le weekend. Hamousin, vieil antillais incarcéré depuis plus de 20 ans, va tenter de reprendre contact avec sa famille qu’il n’a plus jamais revu. Bonnard, la quarantaine, qui supporte très mal son incarcération, va devoir surmonter ses angoisses pour faire bonne figure devant son jeune fils, un ado qu’il connait à peine. Quant à Dembélé, un petit jeune des quartiers populaires, il n’a qu’une idée en tête : profiter le plus possible de son weekend pour faire la fête. Mais dehors, chacun va réaliser qu’ils n’ont que 48 h pour reprendre contact avec la vraie vie et avec leurs proches dont l’existence a été bouleversée depuis leur arrestation. Et que chaque minute compte.
S’il n’est pas si simple de sortir, il est encore plus compliqué de rentrer.

© Photo Alex Dossogne

Holy Fatma — Zahra et les morts

Biographie
Un master de cinéma en poche, Holy Fatma voyage dans le monde entier pour finir décoratrice de plateaux à Hollywood. Accumulant les expériences, elle s’y construit un univers visuel à l’image de sa démesure : extravagant, perturbant et peuplé de personnages étranges et attachants. Un monde fantastique influencé par Fellini, Burton ou Todd Browning.
De Gérardmer à Hollywood, son premier court-métrage Please Love Me Forever rencontre un franc succès dans le circuit des festivals. Financé par le CNC, le film rafle plusieurs prix à l’international, notamment celui du meilleur court au prestigieux Screamfest de Los Angeles.
Actuellement intervenante au sein de l’association 1000 Visages (créée par la réalisatrice Houda Benyamina), Holy Fatma développe en parallèle son premier long-métrage, Zahra et les morts.

Zahra et les morts
Dans un petit village, Zahra (8) vit une enfance heureuse auprès de ses parents Anouar et Yasmin. Mais sa vie change radicalement quand elle survit à un accident de voiture qui coute la vie à son père. Défigurée, Zahra est toisée par ses camarades de classe et sa mère, en deuil, est incapable de s’occuper d’elle. Pour vaincre l’isolement, Zahra se réfugie sur la tombe de son père et découvre un passage qui mène vers le monde des morts. Elle s’y engouffre dans l’espoir de le revoir et de le ramener avec elle. Père et fille sont bientôt réunis. Mais quand Zahra réalise que son père ne pourra jamais sortir, elle décide de rester auprès de lui, quitte à condamner le monde des morts qui devient de plus en plus inquiétant…

Yann Le Quellec Señor Coconut

Biographie
Yann Le Quellec débute sa carrière dans la production de films en créant et dirigeant les Sofica Cinémage (associées à la production de plus de 300 long-métrages) et les sociétés White Light Films / Les Films de mon moulin. En 2012, il écrit et réalise Je sens le beat qui monte en moi (Prix du public aux festival de Brive, Prix du public et Prix de la presse internationale au Film French Festival d’Unifrance et aux Lutins du court-métrage, Grand Prix du Festival de Vendôme, et lauréat de nombreux festivals internationaux) puis, en 2013, LE QUEPA SUR LA VILNI ! (Prix Jean Vigo, Quinzaine des réalisateurs, Festival de Clermont Ferrand…). Ces deux moyen-métrages ont bénéficié d’une sortie nationale en salles et en DVD en 2014.
Avec Cornelius, le meunier hurlant, librement inspiré du roman de l’écrivain finlandais Arto Paasilinna, Yann signe son premier long-métrage. Sélectionné dans de nombreux festivals (Prix du Public au Festival de Belfort, Festival Premiers Plans d’Angers…), il sortira dans les salles le 2 mai 2018.
Yann Le Quellec est également auteur de bandes dessinées aux Editions Delcourt : Love is in the air (guitare), traduit dans plusieurs pays, et Le Royaume d’Hérouville (en cours de parution).

Señor Coconut
La vie de gestionnaire de syndic n’est pas rose tous les jours. Pour Albert Manchot, c’est même un chemin de croix : malgré tous ses efforts pour régler les problèmes de copropriété, les Assemblées Générales sont homériques et Albert Manchot en ressort toujours humilié. Son patron, inquiet du moral des troupes, organise pour remotiver son personnel un boat & road trip dans l’Archipel de San Sombrero. Une fois sur place, Albert Manchot, manque le départ de l’excursion. Il retrouvera ses collègues le lendemain. En attendant, sur l’île, Albert Manchot découvre une plage paradisiaque. Sommé par un habitant de se présenter Albert lâche contre toute attente : « Je suis Señor Coconut » du nom du héros du livre de son enfance. De fait, Albert va progressivement disparaître pour laisser le Señor Coconut en lui se révéler. Señor Coconut, prétend être propriétaire de la plage, construit son « palais » et réunit autour de lui une communauté heureuse et bienveillante. Mais changer d’identité n’est pas chose facile et Señor Coconut, promulgué chef de la rébellion contre le projet de construction d’un golf, va bientôt s’en apercevoir.

© Photo Riccardo Olerhead

Nolwenn Lemesle — Guerrière

Biographie
Bretonne d’origine, Nolwenn Lemesle suit un cursus « Arts du spectacle » à l’université Rennes 2 puis obtient une Maîtrise de cinéma en spécialité Scénario à Paris 1.
Elle obtient le premier Prix du scénario du SIRAR au Festival du Film d’Aubagne qui lui permet de tourner son court-métrage Poids plume avec le G.R.E.C en 2005. Le film est sélectionné dans de nombreux festivals et remporte plusieurs prix. Deux ans plus tard, elle réalise Sid, produit par Paris-Brest Productions & Gloria Films, qui participe à de nombreux festivals en France et à l’étranger. Il est récompensé entre autres par le Prix Qualité du CNC en 2008.

Nolwenn se revendique autant scénariste que réalisatrice et travaille aussi sur les projets de ses pairs en tant qu’auteure ou consultante. Elle a notamment participé à l’écriture du long-métrage Par suite d’un arrêt de travail… réalisé par Frédéric Andréi.
Des morceaux de moi, son premier long-métrage en tant qu’auteure-réalisatrice avec Adèle Exarchopoulos, Zabou Breitman et Tchéky Karyo, est sorti en 2013. Il a remporté le Bayard d’Or de la Meilleure première œuvre au Festival International du Film Francophone De Namur.

Guerrière
Médecin urgentiste, Louise élève seule sa fille Sasha âgée de 12 ans. Elle s’apprête à refaire sa vie avec Malik, un père divorcé, quand Sasha devient l’unique témoin d’un règlement de compte politique sanglant. Seule l’adolescente pourrait permettre à la police de remonter jusqu’à son commanditaire. Mais les tueurs l’ont vue aussi. La vie de Sasha menacée, Louise la suit dans le programme de protection des témoins tout récent en France. Du jour au lendemain, elle doit quitter Malik, son travail et tout ce qu’elle a construit pour s’installer avec sa fille dans une autre ville, sous une nouvelle identité. Très vite et alors que l’ombre de la menace plane toujours, Louise et Sasha rencontrent des difficultés d’adaptation à leur nouvelle vie…

© Photo Franck Parisot

Lawrence Valin — EELAM

Biographie
Lawrence Valin a débuté au cinéma en tant que comédien notamment dans Le Beau Monde de Julie Lopez Curval et Lola Pater de Nadir Moknèche. Il a intégré La Fémis, dans le programme La Résidence et y a réalisé Little Jaffna. Il développe actuellement un moyen-métrage, The Loyal Man, une romance dans la mafia Tamoul de Paris entre un homme de main et une clandestine. En parallèle, il développe son premier long-métrage, EELAM, qui sera un film d’infiltration dans les gangs Tamouls de Paris. Lawrence est à l’affiche de la série NOX, une création orignal de Canal + réalisé par Mabrouck El Mechri.

EELAM
À Paris, le lieutenant de police, Surya Aubertin est désigné pour infiltrer les Mukkapalahs, une des bandes Tamoules les plus dangereuses de la capitale. Il se fait passer pour un homme de main. Coupé de son milieu, il va peu à peu s’identifier à ceux qu’il doit détruire.