Sélection Annuelle 2019

Au casting de cette 12e édition !

Kristy Baboul — MAUVAIS ŒIL
Louise Hémon — L’ENGLOUTIE
Nicolas Leborgne — L’ADJUDANT
Olivier Loustau — TIR AMI
Sylvère Petit — LA BALEINE
Magaly Richard-Serrano — LA PLUS SAUVAGE D’ENTRE TOUTES
Alassane Sy — MOULAYE
Anaïs Tellenne — DU GRAND FEU NE RESTENT QUE LES BRAISES

Les auteurs-lauréats et leur projet :

Kristy Baboul – Mauvais Oeil


Après des études d’art du spectacle cinématographique et de philosophie, Kristy Baboul intègre le département image de la Fémis et en sort diplômé avec les félicitations du Jury en 2016. Durant ses études, il réalise plusieurs courts-métrages et notamment son film de fin d’études « Dans la nuit » qui met en scène un jeune garçon partagé entre ses aspirations romantiques et la violence concrète de sa vie. Depuis sa sortie, Kristy Baboul a participé à plusieurs projets cinématographiques en tant que directeur de la photographie. Il est aussi cadreur à la Comédie Française sur la pièce « Les Damnés » d’Ivo Van Hove. Il développe actuellement son premier long-métrage « Mauvais Oeil ».

Mauvais Oeil

Samir, un jeune garçon de 15 ans, sort de l’hôpital après avoir perdu un œil suite à une bavure policière. Alors qu’une partie de son entourage l’encourage à faire justice lui-même, Samir ne pense qu’à sa rencontre avec Judith, une fille qui le trouble. Mais autour de lui la violence est partout et ne tardera pas à le rattraper.

Louise Hémon — L'Engloutie


Louise Hémon est réalisatrice, diplômée de l’Atelier documentaire de La Fémis et alumni de la Berlinale Talents. Elle est notamment l’auteure d’un court-métrage de fiction ONZE REPAS (prix du jury au Festival d’Aguilar – 2010), d’un péplum documentaire L’HOMME LE PLUS FORT (Hot Docs Toronto, FIFIB, diffusion ARTE – 2015) et d’un spectacle LE GRAND DÉBAT co-signé avec Emilie Rousset, interprété par Laurent Poitrenaux et Emmanuelle Lafon (Festival d’Automne, Princeton French Theater Festival – 2019). Son travail d’art vidéo est montré au Centre Pompidou, à la Gaîté Lyrique, au MuCEM, au Festival Côté Court, à Lafayette Anticipations. Son nouveau film UNE VIE DE CHÂTEAU, documentaire de cape et d’épée auquel l’actrice Julia Piaton prête sa voix, sera diffusé sur ARTE en 2019. Co-scénariste et consultante pour d’autres cinéastes, elle écrit actuellement L’ENGLOUTIE, son projet de premier long-métrage de fiction.

L’Engloutie

« Soudain » est un hameau des Hautes Alpes encerclé par la neige au début du 20e siècle. Ses habitants voient arriver par une nuit de tempête « Aimée » une jeune institutrice aux yeux noirs. Dès le lendemain, une avalanche engloutit un premier montagnard…

 

Nicolas Leborgne — L'Adjudant


Nicolas Leborgne est réalisateur de documentaire et de court-métrages de fiction : Douche froide avec Laurent Poitrenaux et Nanou Garcia, Sortir avec Bruno Todeschni et Philippe Nahon (Takami Productions, 2011), Canada avec Agathe Schlencker et Sophia Leboutte (Takami Productions, 2014), Gravité (Iloz Productions, 2015). En 2017, il a réalisé la série Fin Ar Bed en langue bretonne diffusée sur France 3 et nommée au Festival des créations télévisuelles de Luchon. Chef opérateur en documentaire, il accompagne également sur le terrain des réalisateurs dans le développement de leurs films. Nicolas est par ailleurs intervenant à l’Université de Bretagne occidentale auprès des étudiants du Master Image et Son de Brest, dont il a lui-même été diplômé en 1997, et de la Licence Arts.

L’Adjudant

Pascal est un militaire à la carrière exemplaire. Après avoir passé 20 ans dans les Commandos Marine, on lui confie la responsabilité d’un groupe de jeunes Qatari à l’Ecole Navale de Brest. Il a fort à faire avec l’un d’entre-eux, Ali, qui n’a pas choisi d’être ici. Son père, un haut dignitaire Qatari, le contraint à faire des études en France tandis que sa mère choisira bientôt sa future femme. Alors que le destin d’Ali semble tout tracé, celui de Pascal, bascule quand il voit débarquer sa fille Valentine qu’il n’a pratiquement pas vu grandir. Valentine fait un CAP hostellerie en alternance. Elle fait la rencontre d’Ali dans son restaurant. Ali est fasciné par cette jeune fille en révolte contre ses parents. Valentine et Ali se rapprochent, tandis que Pascal est désormais pris en tenaille entre son devoir militaire et sa famille.

Olivier Loustau — Tir Ami


Après une maîtrise de communication au CELSA, Olivier Loustau suit des cours d’art dramatique avec Vera Gregh, Blanche Salant, au studio Pygmalion et commence rapidement à tourner pour le cinéma et la télévision. A l’automne 1992, obsédé par un vieux rêve de journalisme, il part, pour un reportage free lance dans Sarajevo assiégée. Il en ramènera un récit publié dans la Règle du Jeu.
Il joue ensuite dans les films de Bertrand Tavernier, Thomas Gilou, Dominique Farrugia, Nicolas Boukhrief, Cédric Anger, Nicole Garcia mais, surtout, Abdellatif Kéchiche dont il devient l’un des interprètes fétiches (La Faute à Voltaire, L’Esquive, La Graine et le Mulet et Vénus Noire).
Parallèlement, il rejoint le Conservatoire européen d’écriture audiovisuelle, puis l’Atelier Scénario de la Fémis. Il collabore à l’écriture de plusieurs scénarios dont CAPONE, un film pour Arte réalisé par Jean-Marc Brondolo, récompensé au FIPA de Biarritz, SCALP, une série 8X52′ sur la Bourse pour Canal+ réalisée par Xavier Durringer et Jean Marc Brondolo, QUAND LA VILLE MORD de Dominique Cabrera pour France2/Arte ou FÉLICITÉ d’Alain Gomis, Ours d’argent au festival de Berlin 2018. Désormais, il se partage entre la comédie et l’écriture.
Après un premier court-métrage, C.D.D., Olivier Loustau réalise FACE À LA MER, un moyen-métrage pour Arte, produit par Patrick Grandperret avec qui il partage la passion d’un cinéma indépendant, de la moto et le goût de l’aventure. Puis il se lance dans la réalisation de son premier long-métrage, La FILLE DU PATRON, co-produit par Patrick Grandperret, Julie Gayet et Lisa Azuelos, dans lequel il tient le rôle principal aux côtés de Christa Théret. Le film, sorti en janvier 2016, a connu un vif succès critique et reçu plusieurs prix au FF de Cabourg, au FIF d’amour de Mons, au FIF de Bucarest et au Carbonia FF.
Depuis, il continue à jouer dans les long-métrages de Arnaud des Pallières, Thierry Klifa, Mia Engberg, Nadav Lapid ou José Alcala. Il prépare actuellement son deuxième film.

Tir Ami

Djebel algérien, Kabylie, 1959. Une patrouille de l’armée française tombe dans une embuscade et le capitaine est tué. Mahut, jeune sous-officier fraîchement débarqué en Algérie, doit assumer le commandement du petit groupe de survivants. Ils parviennent à se dégager et, partant à la poursuite, des combattants nationalistes alériens, encerclent un petit hameau. Là, Mahut voit un de des soldats, ivre de rage, exécuter des enfants et violer une jeune fille. Incapable de l’arrêter, Mahut le tue.
Dès lors, hanté par son crime et, désormais prêt à tout pour le garde secret, Mahut doit ramener le groupe à la base.

Sylvère Petit — La Baleine


Convaincu depuis l’enfance que l’homme est un animal parmi d’autres, le réalisateur Sylvère Petit a choisi le cinéma et la photographie comme moyens d’expression pour bousculer nos regards autocentrés. Loin de tout prosélytisme ou sentimentalisme, il nous invite à reconsidérer l’environnement et notre propre existence parmi les êtres vivants.
Né à Nîmes en 1981, il réalise des films et des documentaires pour le cinéma et la télévision depuis 2009. « Les Ventileuses » (2009), raconte une transhumance qui tourne au drame en adoptant deux points de vue : celui d’une apicultrice et celui de ses abeilles. « Entre miel et terre » (2012) accompagne, sur un intervalle de dix ans, quatre jeunes qui rêvent de devenir apiculteurs. « Les Assoiffés » (2014) réunit Fellag, Jean-François Balmer, la corneille Bayo, le chien Devon et le hibou grand-duc Momo, et s’envole pour les festivals en France, Islande, Hongrie, Australie… Les documentaires « Biòu » (2014) et « Ani-Maux » (2017) sont produits par Serge Lalou, et proposent un décentrement radical en plaçant la caméra exclusivement à hauteur d’animaux.
Chaque projet s’inscrit dans une démarche immersive et sur le long terme. Ce modus operandi est récompensé en 2018 à l’hôtel Matignon par le Prix de l’Audace artistique et culturelle pour LES LABOS de la baleine – une action culturelle qui accompagne toutes les étapes de création de son premier long-métrage : La Baleine.
www.sylverepetit.com

La Baleine

Automne 1989. Une tempête réveille la Méditerranée. Un village est dévasté, les récoltes saccagées. Sur la plage, les vagues abandonnent un cadavre : une baleine.
Avec son tracteur, sa benne à vendanges et trois couteaux de cuisine, Jean, un vigneron surnommé La bestiole, veut récupérer le squelette du cétacé. Morceau par morceau, de jour comme de nuit, la plus grande des créatures défile devant l’école, l’église, la mairie, et réveille les peurs et les inconscients. Jean divise les villageois, quand sa femme et sa fille s’éloignent davantage de lui. Mais Jean est gravement malade. Seul, sa folle entreprise est impossible.

Magaly Richard-Serrano La Plus sauvage d'entre toutes


Magaly Richard-Serrano est née à Vitry-sur-Seine, au sein d’une famille de boxeurs et d’ouvriers du bâtiment. Passionnée par l’écriture et le cinéma, elle choisit le cinéma et abandonne un début de carrière prometteur dans la boxe (deux fois championne de France). Après un bac littéraire option cinéma, elle fait des études d’histoire de l’art qui, autant que son milieu d’origine, nourrirons son inspiration jusqu’à ce jour. Elle monte ensuite une société de production de court-métrage et films institutionnels avec des amis du lycée, structure avec laquelle elle produira son premier court-métrage « Papa A tué un Ange ». S’ensuit un second court-métrage produit par Capharnaum, sélectionné dans plusieurs festivals. Puis des stages et des emplois d’assistante mise en scène sur des tournages de films et téléfilms. En parallèle pendant cinq ans, elle est intervenante cinéma pour l’APCVL et anime des ateliers d’écriture et de réalisation en quartiers dits « sensibles ». En 2000, l’occasion d’intégrer le Grand Atelier Scénario de la Fémis lui permettra de poser les bases de son premier long-métrage et de trouver une productrice lors du jury de sortie. Film qu’elle ne réalisera que six ans plus tard…. En attendant elle devient scénariste et en 2002 participe à la création de la série « Plus Belle La Vie ». Ensuite s’enchaineront des projets d’écritures et des collaborations diverses, puis deux enfants, puis d’autres films et téléfilms… Et d’autres encore… peut-être…

La Plus sauvage d’entre toutes

Un groupe de femmes, entre 35 et 50 ans, amies de longue date, partent pour une randonnée à cheval au Monte Negro. Pendant le voyage l’ambiance est à la colonie de vacances, mais elles déchantent en arrivant sur place. Leur guide ne leur inspire pas confiance, les chevaux sont nerveux et le niveau d’équitation beaucoup plus élevé que prévue… Entre elles et avec le guide les relations se tendent… Une nuit l’une des femmes croit que le guide est en train de violer sa copine. Elle l’agresse. Le lendemain matin le guide a disparu. Elles se retrouvent seules dans une nature sauvage et souvent hostile… De plus, elles sont de plus en plus convaincues d’être suivie. Et si c’était le guide qui cherchait à leur faire peur pour se venger ? Menace réelle ou imaginaire, en tout cas la randonnée se transforme en traque façon western.

Alassane Sy — Moulaye


Alassane Sy est né en Mauritanie et sa famille a déménagé au Sénégal au milieu des années 80. À sa fin de l’adolescence, Alassane s’installe à Paris puis à New York, où une carrière en mannequin le porte à l’attention du réalisateur Andrew Dosunmu. Il lui propose le rôle principal pour son film RESTLESS CITY et en Alassane, il trouve l’incarnation parfaite de son personnage principal, Djibril. C’est ainsi que la carrière d’acteur d’Alassane a commencé. Il a depuis notamment tourné dans MEDITERRANEA, de Jonas Carpignano – nommé à la Semaine de la Critique au Festival de Cannes 2015.
Alassane Sy a fait la transition à l’écrivain / réalisateur en 2015 avec le court-métrage MARABOUT. Le film a fait sa première mondiale au Festival Carthage 2016 à Tunis où il a gagné le “Tanit d’or” et a reçu un accueil international. Son dernier court-métrage, FALLOU, sur un homme ouest-africain vivant dans une communauté de la diaspora de l’Est de Londres, a été réalisé entre Rufisque (Sénégal) et Londres en 2016 et est actuellement sur le circuit des festivals. Alassane Sy développe également un long-métrage, MOULAYE, basé sur l’histoire d’un jeune lutteur et père de famille, qui marquera ses débuts en tant que réalisateur.
Alassane est le fondateur du NATAAL magazine.

Moulaye

Un jeune lutteur sénégalais qui se bat pour se faire une vie et une jeune mère aux prises avec des décisions difficiles après la mort subite de son mari sont unies quand leur vie prend une tournure dramatique et inattendue. Située dans le monde spectaculaire de la lutte sénégalaise, cette histoire captivante, passionnante et émouvante parle de deux personnes qui sont forcées de se battre.

Anaïs Tellenne — Du grand feu ne restent que les braises


Anaïs Tellenne est née en 1987 à Paris. Après une formation de comédienne, elle a joué au Théâtre National de Nice puis dans des séries et des comédies populaires au cinéma. Férue d’écriture, elle travaille également en tant qu’auteur. Elle rédige des chroniques pour des magazines papiers, des émissions de télé et adapte à la demande d’une chorégraphe, un roman fantastique en livret de ballet classique. À 22 ans, elle signe sa première mise en scène de théâtre et enseigne l’art dramatique aux enfants et aux adolescents. Continuant en parallèle son métier de comédienne, elle se passionne, à force de fréquenter les plateaux, pour la réalisation. Elle se forme en autodidacte et décide de passer définitivement de l’autre côté de la caméra le jour où elle se fait renverser par un scooter alors qu’elle rejoignait un camion loge pour se faire maquiller. Les indemnités perçues et les mois d’immobilisation lui permettent d’amorcer pleinement sa reconversion. Le temps de sa convalescence, elle écrit un court-métrage « 19 juin » sur George Sand, produit par Caméra Subjective, soutenu par le CNC, France 2 et la SACEM, grâce auquel elle intègre en tant que réalisatrice l’agence VMA. Elle a ensuite, co-écrit et co-réalisé avec Zoran Boukherma « Le Mal Bleu » (court-métrage produit par Insolence Productions, soutenu par le CNC, ARTE et l’ADAMI). Elle vient de terminer la post production de son troisième court-métrage « Modern Jazz » et est, depuis mars 2018, en développement se son premier long-métrage « Du grand feu ne restent que les braises » dans lequel son acteur fétiche, Raphaël Thiery incarnera le rôle principal.

Du grand feu ne restent que les braises

Suite à un burn-out, Garance, une sculptrice célèbre d’une cinquantaine d’années décide de fuir Paris et le monde de l’art contemporain. Elle s’installe en pleine campagne, dans un manoir de famille dont elle a hérité. Pendant un an, elle cohabite avec Raphaël qui s’occupe depuis des décennies de la maintenance de la propriété et qui vit avec sa mère dans une petite maison de gardien située à l’entrée du domaine. Jusqu’à ce qu’il rencontre Garance, ce vieux garçon borgne au physique hors norme et au caractère meurtri par le regard des autres, préfère le contact de la nature à celui des humains. Tombé fou amoureux de l’artiste, il se plie en quatre pour lui redonner goût à la vie, trouvant se faisant, un sens à la sienne. Incapable de dévoiler ses sentiments, il se persuade qu’ils sont réciproques, le jour où il découvre que Garance le sculpte en secret.

Photo Natacha Gonzalez

Une Sélection composée par...

JURY DE PRÉ-SÉLECTION
Josza Anjembe / Auteure-réalisatrice
Marilyne Brulé / Scripte
Gwénaelle Clauwaert / Productrice / Ten 2 Ten Films
Corinne Gigon / Chef opératrice / Nomades Productions
Thomas Guentch / Producteur / Les Films de l’Heure Bleue
Germain Huard / Auteur-réalisateur / Lauréat Sélection Annuelle 2017
Maxime Iffour / Exploitant / Cinéma Le Bretagne, St Renan
Fred Le Gall / Régisseur
Charlotte Le Vallégant / Co-direction / Le Groupe Ouest
Bénédicte Mellac / Formation & Développement / Le Groupe Ouest
Isabelle Milbeau / Chef décoratrice
Léna Olivier / Exploitante / Cinéma Le Grand Bleu, Carhaix
Maxime Poënces / Coordination logistique & administrative / Le Groupe Ouest
Adrien Souchet / Chef décorateur

JURY FINAL
Clémentine Bobin / Chargée de programme / ARTE
Ève Duchemin / Auteure-réalisatrice / Lauréate Sélection Annuelle 2018
Licia Eminenti / Scénariste
Alexis Hofmann / Directeur des acquisitions / BAC Films
Antoine Le Bos / Co-direction / Le Groupe Ouest
Charlotte Le Vallégant / Co-direction / Le Groupe Ouest