Sylvère Petit

Convaincu depuis l’enfance que l’homme est un animal parmi d’autres, le réalisateur Sylvère Petit a choisi le cinéma et la photographie comme moyens d’expression pour bousculer nos regards autocentrés. Loin de tout prosélytisme ou sentimentalisme, il nous invite à reconsidérer l’environnement et notre propre existence parmi les êtres vivants.
Né à Nîmes en 1981, il réalise des films et des documentaires pour le cinéma et la télévision depuis 2009. « Les Ventileuses » (2009), raconte une transhumance qui tourne au drame en adoptant deux points de vue : celui d’une apicultrice et celui de ses abeilles. « Entre miel et terre » (2012) accompagne, sur un intervalle de dix ans, quatre jeunes qui rêvent de devenir apiculteurs. « Les Assoiffés » (2014) réunit Fellag, Jean-François Balmer, la corneille Bayo, le chien Devon et le hibou grand-duc Momo, et s’envole pour les festivals en France, Islande, Hongrie, Australie… Les documentaires « Biòu » (2014) et « Ani-Maux » (2017) sont produits par Serge Lalou, et proposent un décentrement radical en plaçant la caméra exclusivement à hauteur d’animaux.
Chaque projet s’inscrit dans une démarche immersive et sur le long terme. Ce modus operandi est récompensé en 2018 à l’hôtel Matignon par le Prix de l’Audace artistique et culturelle pour LES LABOS de la baleine – une action culturelle qui accompagne toutes les étapes de création de son premier long-métrage : La Baleine.
www.sylverepetit.com

La Baleine

Automne 1989. Une tempête réveille la Méditerranée. Un village est dévasté, les récoltes saccagées. Sur la plage, les vagues abandonnent un cadavre : une baleine.
Avec son tracteur, sa benne à vendanges et trois couteaux de cuisine, Jean, un vigneron surnommé La bestiole, veut récupérer le squelette du cétacé. Morceau par morceau, de jour comme de nuit, la plus grande des créatures défile devant l’école, l’église, la mairie, et réveille les peurs et les inconscients. Jean divise les villageois, quand sa femme et sa fille s’éloignent davantage de lui. Mais Jean est gravement malade. Seul, sa folle entreprise est impossible.