Holy Fatma

Un master de cinéma en poche, Holy Fatma voyage dans le monde entier pour finir décoratrice de plateaux à Hollywood. Accumulant les expériences, elle s’y construit un univers visuel à l’image de sa démesure : extravagant, perturbant et peuplé de personnages étranges et attachants. Un monde fantastique influencé par Fellini, Burton ou Todd Browning.
De Gérardmer à Hollywood, son premier court-métrage Please Love Me Forever rencontre un franc succès dans le circuit des festivals. Financé par le CNC, le film rafle plusieurs prix à l’international, notamment celui du meilleur court au prestigieux Screamfest de Los Angeles.
Actuellement intervenante au sein de l’association 1000 Visages (créée par la réalisatrice Houda Benyamina), Holy Fatma développe en parallèle son premier long-métrage, Zahra et les morts.

Zahra et les morts

Dans un petit village, Zahra (8) vit une enfance heureuse auprès de ses parents Anouar et Yasmin. Mais sa vie change radicalement quand elle survit à un accident de voiture qui coute la vie à son père. Défigurée, Zahra est toisée par ses camarades de classe et sa mère, en deuil, est incapable de s’occuper d’elle. Pour vaincre l’isolement, Zahra se réfugie sur la tombe de son père et découvre un passage qui mène vers le monde des morts. Elle s’y engouffre dans l’espoir de le revoir et de le ramener avec elle. Père et fille sont bientôt réunis. Mais quand Zahra réalise que son père ne pourra jamais sortir, elle décide de rester auprès de lui, quitte à condamner le monde des morts qui devient de plus en plus inquiétant…