Halima Ouardiri

Halima est une cinéaste Suisso-Marocaine qui travaille entre le Canada, le Maroc et la Suisse. Elle a reçu un B.A. en Science Politique et un B.F.A. en Film Production de la Mel Hoppenheim School of Cinema à Montréal. Son premier film Mokhtar, tourné en Super 16mm, a reçu un très bon accueil dans une centaine de festivals internationaux tel que Toronto, Berlin, Rotterdam et Dubaï, avant d’avoir été diffusé sur France 3, CBC et à la TSR. Le film a gagné de nombreuses distinctions, dont deux Prix de la Meilleure Réalisation et cinq Prix du Meilleur Film. Tourné dans un petit village du sud du Maroc, le film met en vedette les villageois, beaucoup de chèvres et un hibou. De tous les interprètes, seul le hibou est un acteur professionnel. Aujourd’hui, Halima passe au long avec Nico, un récit initiatique inspiré de son expérience comme garde du corps à Genève, sa ville natale, et avec le développement du scénario de La Camel Driving School.

 

 

La Camel Driving School

Dans un pays probable du Moyen-Orient, les femmes vivent sous la responsabilité des hommes du jour de leur naissance jusqu’à leur dernier souffle et la veuve Assia, 40 ans, ne fait pas exception à la règle. Pour la sauver d’un tuteur commis d’office, Mohamed, son fils de 15 ans tiraillé entre tradition et modernité, convainc un juge de lui confier ce rôle. Du jour au lendemain, l’ado devient l’homme de la maison et Assia, la fille de son fils. C’est le monde à l’envers d’où elle s’évade le soir avec ses films de bagnoles achetés au marché noir, passion qu’elle partage avec Muna, 50 ans, sa patronne à la pâtisserie.
Si Assia ferme les yeux et laisse le pouvoir corrompre son fils au point de la réduire en esclavage, elle ose lui désobéir. La nuit, et en cachette du jeune tyran, elle apprend à conduire avec Muna. Ensemble, elles créent un club de conduite pour femmes perdu en plein milieu du désert. Assia veut de la vitesse, des dérapages spectaculaires et des crissements de pneus comme les héros de ses films préférés. Le problème, c’est qu’elle ne voit rien, ni dans la vie, ni dans sa vie. Mais l’acquisition d’une paire de lunettes va l’engager dans un terrible bras de fer avec son fils qui va mener Assia à disputer la course de voitures de sa vie.