Alice Vial

Portrait d'Alice VialAlice et Sabrina B. Karine se sont rencontrées dans le cadre de la finale du Prix Sopadin du meilleur scénario junior en 2009. Leurs projets respectifs comportaient de nombreux points communs et leur entente artistique a été immédiate. Elles se sont tout de suite lancé sur plusieurs projets dont Au nom de la mère. Le scénario a été sélectionné au Forum des Auteurs du Festival international des scénaristes de Bourges. Les filles travaillent également à la post-production d’un moyen-métrage, French it up!, produit par Les Films du Cygne, et collaborent sur plusieurs courts-métrages. Au nom de la mère (devenu Les Innocentes) s’est vu décerner le Coup de Cœur 2011 du Crédit Agricole du Finistère.

Alice Vial est scénariste-réalisatrice. Elle a réalisé quatre court-métrages sélectionnés dans de nombreux festivals. Le dernier en date, Les Bigorneaux, a reçu le César 2018 du meilleur court-métrage. En tant que scénariste, Alice a co-écrit avec Sabrina B. Karine Les Innocentes, réalisé par Anne Fontaine. Le film a été sélectionné à Sundance et nommé pour le César 2017 du meilleur scénario. Ensuite, Alice a collaboré en tant que consultante à l’écriture de films comme Five, Mon Inconnue et Sofia, primé pour son scénario à Cannes (Catégorie Un Certain Regard). Alice a écrit pour les séries Les Grands (OCS), Marjorie (France 2) et Loulou (Arte Créative), une série digitale en deux saisons qu’elle a co-créé et dont elle a réalisé trois épisodes. Actuellement, Alice développe son premier long, co-écrit en parallèle un film autour du personnage de Loulou et écrit pour plusieurs séries : La Vie de Château (France 4), Les Vies de Léa (Netflix), Nina and the Pig (France.tv Slash) et Les Gouttes de Dieu (OSC). Sensible au travail en équipe et à l’entraide, elle fait partie depuis 2010 des collectifs Les Indélébiles et la Mafia Princesse.

Les Innocentes

Pologne Août 1945. Derrière son apparente tranquillité un couvent des environs de Varsovie cache un lourd secret. La plupart des Sœurs sont enceintes. Huit mois plus tôt, l’Armée rouge n’a épargné aucune religieuse. Marja, une novice qui n’attend pas d’enfant se donne pour mission d’aider ses consœurs et d’alléger leur existence. Mais devant l’ampleur de la tâche et la pression des accouchements imminents, Marja rompt son vœu de silence et va chercher de l’aide auprès de l’hôpital français. Elle ramène la jeune médecin Mathilde Beaulieu et réussit à lui imposer une place à l’infirmerie. Marja assiste Mathilde, qui amène un vent de modernité et de féminité dans le couvent. Sa présence bouleverse l’équilibre déjà fragile des lieux, pour le meilleur, mais aussi pour le pire…

  © Photo Brigitte Bouillot